Code Colorer avec PHP7

J’ai récemment migré mon hébergement vers PHP 7. J’ai ensuite constaté que mes blogs sur lesquels étaient actif le plugin code colorer ne fonctionnaient plus. Malheureusement, ce plugin ne semble plus maintenu, et il ne faut donc pas compter sur une hypothétique mise à jour pour corriger le problème. Heureusement, certains proposent la solution. Je la reprend ici pour archives.

PHP Warning: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead in [...]/wp-content/plugins/codecolorer/codecolorer-core.php on line 50

Dans le fichier wp-content/plugins/codecolorer/codecolorer-core.php, trouvez les lignes suivantes (vers la ligne 50) :

/** Search content for code tags and replace it */
function BeforeHighlightCodeBlock($content) {
$content = preg_replace('#(\s*)\[cc([^\s\]_]*(?:_[^\s\]]*)?)([^\]]*)\](.*?)\[/cc\2\](\s*)#sie', '$this->PerformHighlightCodeBlock(\'\\4\', \'\\3\', $content, \'\\2\', \'\\1\', \'\\5\');', $content);
$content = preg_replace('
#(\s*)\<code(.*?)\>(.*?)\(\s*)#sie', '$this->PerformHighlightCodeBlock(\'\\3\', \'\\2\', $content, \'\', \'\\1\', \'\\4\');', $content);

return $content;
}

Et remplacer par :

/** Search content for code tags and replace it */
function BeforeHighlightCodeBlock($content) {
$content = preg_replace_callback('#(\s*)\[cc([^\s\]_]*(?:_[^\s\]]*)?)([^\]]*)\](.*?)\[/cc\2\](\s*)#si', function($matches){
return $this->PerformHighlightCodeBlock($matches[4], $matches[3], $matches[2], $matches[1], $matches[5]);
}, $content);
$content = preg_replace_callback('#(\s*)\<code(.*?)\>(.*?)\(\s*)#si', function($matches){
return $this->PerformHighlightCodeBlock($matches[3], $matches[2], '', $matches[1], $matches[4]);
}, $content);

return $content;
}

Convertisseur DC-DC 12V -> 0.75-5.5V 16A

Je dispose d’un gonfleur destiné à gonfler des matelas pneumatiques de chez Décathlon (ce modèle). Il s’agit d’une chinoiserie extrêmement mal conçue, car il est équipé d’une batterie NiMh, mais sans aucun circuit de gestion de charge, ni aucun circuit de décharge. Résultat, au bout de quelques utilisation, la batterie est fichue, car elle a été déchargée trop profondément, puis rechargée d’une façon incorrecte (pas de circuit de détection de fin de charge → la batterie finie surchargée, ce qui l’use). Vous trouverez des éléments sur la théorie de charge des batteries NiMh ici.

Bref, fort de ce constat, j’ai décidé de virer la batterie est de faire fonctionner ce gonfleur avec une alimentation externe. J’ai donc modifié le gonfleur pour faire sortir des fils d’alimentation que je voulais brancher sur mon alim de labo 5A. Il s’avère que ce gonfleur consomme en réalité bien plus, et mon alimentation se mettait en protection courant constant, et me limitait à environ 1,6V/5,1A, alors que le gonfleur fonctionne sous 3,6V. Un rapide calcul avec la loi d’ohm montre que le chargeur consommerait dans les 12A à sa tension nominale :

  U = RI \\  R = \frac{U}{I} = \frac{1,6}{5,1} \approx 0,31 \Omega

La résistance exposée par le gonfleur vaut donc 0,31 Ω, soit alimenté sous 3.6V :

  U = RI \\  I = \frac{U}{R} = \frac{3,6}{0,31} \approx 11.5A

Le prix des alimentations de laboratoire 10A ou plus devient assez vite excessif à mon goût (surtout vu l’usage envisagé). J’ai donc eu l’idée de me construire un convertisseur qui prendrait en entrée une tension de 10 à 15V sous 5A maximum et me donnerait à la place une tension de 3.6V sous une quinzaine d’ampères.

J’ai décidé de partir sur un convertisseur DC-DC (dit buck converter) du commerce, et de « concevoir » le boitier et les commandes qui vont autour. J’ai retenu ce modèle de chez Murata, capable de sortir une tension séléctable entre 0.75 et 5.5V, sous 16A. Quitte à faire un boitier, autant que celui-ci soit polyvalent, et donc puisse me permettre de sortir l’ensemble de la gamme de tension autorisée par le convertisseur.

Le convertisseur OKX10

Le convertisseur

La tension en sortie du convertisseur est réglable par un jeu de résistances. Le boitier sera donc équipé d’un bouton ON/OFF, d’un potentiomètre de réglage, d’un bouton permettant de choisir le « calibre » (limitation du range à 3.6V pour mon gonfleur ou range complet jusqu’à 5.5V), d’un bouton permettant d’avoir la tension minimale du convertisseur (0.75V, mon potentiomètre de 100 kΩ me limitant à environ 0.85V). Le convertisseur étant capable de compenser la chute de tension dans les câbles, j’ai également ajouté un bouton qui me permet de faire soit la compensation en mesurant la tension aux bornes du boitier, soit la compensation en utilisation un retour de la tension venant de l’extérieur.

Le schéma final du montage ressemble donc à ça :

Montage convertisseur CC-CC Murata non isolé, régulé, sérioe OKX

Montage convertisseur CC-CC Murata non isolé, régulé, série OKX

Je pense que le schéma parle de lui-même.

Les condensateurs de faible valeur (22, 10 et 1 µF) sont montés conformément à la recommandation de la datasheet du convertisseur. Le condensateur 1000 µF a été monté ensuite car mon alimentation 5A ne parvenait pas à alimenter suffisamment le convertisseur durant la montée en régime du moteur : elle se mettait en protection courant constant, en faisant chuter la tension, ce qui faisait s’éteindre le convertisseur (appel de courant à la montée en régime du moteur). Cela arrivait quand je montait la tension en sortie vers 3.2V. Avec ce condensateur, j’arriver à faire monter progressivement la tension de sortie à 3.6V sans que mon alimentation se mette en protection (enfin, elle s’y met brièvement lors de ma montée en régime du moteur, mais le condensateur fait sont travail pendant ce temps et le convertisseur reste allumé. Il est important que le régulateur ne s’arrête pas, car il met une dizaines de ms pour redémarrer).

La résistance R1 vise à empêcher de descendre en dessous de 1.21 kΩ, ce qui évite de risquer de faire monter la tension du régulateur au delà de son maximum spécifié : 5.5V. L’interrupteur 0.75VSwitch vise à mettre une résistance « infinie » afin d’avoir la tension minimale disponible. Enfin la résistance de 1.47 kΩ court-circuitable permet de mettre une résistance totale minimale de 2.68 kΩ, et donc de limiter la tension maximale à 3.6V. J’ai personnellement utilisé pour cette fonction deux résistances en série de 470 et 1000 Ω que j’avais sous le coude.

Pour le réglage de la tension, j’ai utilisé un potentiomètre logarithmique. Cela est imposé par la conception du régulateur, la fonction qui donne la résistance R à appliquer en fonction de la tension U à obtenir est en effet :

  R = \dfrac{10500}{U-0,7525 }-1000

Ce qui donne une courbe loin d’être linéaire :

Résistance à présenter au convertisseur en fonction de la tension voulue


Résistance à présenter au convertisseur en fonction de la tension voulue

Le branchement du potentiomètre est important. Celui-ci dispose de 3 broches. Initialement, je l’avais branché de sorte que la résistance maximale soit présentée lorsque le bouton est complètement à gauche, histoire d’avoir la tension basse sur le côté gauche de l’échelle. Malheureusement, le comportement logarithmique associé à la logique du convertisseur faisait que la tension résultant restait en dessous de 1V sur la quasi 90% de la course, puis passait brutalement sur les tensions supérieures sur les 10% restants… pas très utilisable. Je me suis résolu à brancher le potentiomètre sur l’autre broche, ma tension mini se trouve donc sur la droite du bouton, mais le potar est déjà bien plus utilisable (même si pas encore totalement linéaire comme je l’aurai souhaité).Je pense qu’un potar antilog aurait permi d’avoir le même comportement avec le bouton dans le « bon » sense. Ci dessous, la courbe de la tension en sortie en fonction de la position du curseur.

Tension résultante en fonction de la position du potentiomètre


Tension résultante en fonction de la position du potentiomètre

Il est possible de commuter du circuit de surveillance de tension interne à une mesure externe grâce au switch SenseInternal. Bon à savoir, en l’absence de retour de tension sur la broche sense, la sortie est limitée à la tension de consigne (elle ne part pas en butée et heureusement).

En interne, les câbles de puissance sont en 2.5 mm², les câblages de commande en 0.2 mm². Pour pouvoir repiquer aisément les câbles 2.5 mm² sur la plaque à bande, ceux-ci sont connectés via des borniers. Les pistes des broches de puissance sont renforcées avec une bonne épaisseur d’étain. Les broches de puissances qui ne peuvent pas être connectées entre elles par un pont d’étain (essentiellement les broches Output+ et Common) sont connectées entre elles par du câble 2.5 mm² branché côté composant via les borniers.

Le résultat final donne ceci :

Vue interne convertisseur DC-DC

Vue interne convertisseur DC-DC

Mise en boitier

Attention, les dimensions de la plaque à bandes sont légèrement supérieures aux dimensions internes du boitier (j’ai été étonné de ne pas trouver de boitier qui colle pile aux dimensionnions de la plaque à bande, qui semble pourtant présenter des dimensions plus ou moins standard). Il est donc nécessaire de raboter légèrement (environ un demi millimètre) 2 des côtés de la plaque. Pensez à le faire avant d’implanter les composants… Je l’ai fait pour ma part à la ponceuse dremel, l’inconvénient de cette technique étant qu’il est très difficile de faire des côtés bien droits…

La plaque à bandes est immobilisée dans le fond du boitier grâce à des morceaux de contreplaqué 5 mm d’épaisseur, eux-même fixés au boitier par les connecteurs.

Le perçage du boitier est assez galère, mine de rien, ce plastique de 3 mm d’épaisseur n’est pas simple à travailler. Il faut s’équiper d’une visseuse avec un bon couple. Le plus délicat à été le perçage du support de fusible, j’ai essayé à la dremel, mais vu l’épaisseur du plastique, la disque traverse difficilement. Bref, c’est système D sur ce point (et du coup, mon porte fusible n’est pas installé très horizontalement).

La façade est simplement faite en papier que j’ai ensuite plastifié et collé sur le boitier au double face, non sans avoir au préalable découpé aux endroits idoines avant l’installation.

Façade installée sur le boitier


Façade installée sur le boitier

J’ai utilisé un « gabarit » pour le perçage des trous des fiches bananes femelles sur le côté du boitier :

Gabarit de perçage


Gabarit de perçage

Le fichier « source » de la façade et de ce gabarit est disponible ici au format SVG Inkscape, si vous souhaitez le modifier.

La température dans le boitier est à surveiller. Le rendement du convertisseur est de l’ordre de 92% (datasheet, 12V@3.3V, avec 14 V en entrée), soit une dissipation thermique de 3 à 4W. J’ai mené un petit test, sur 8,5 minutes,  la température est passée de 23 à 40°C dans le boitier. A cette température, le « dérating » d’intensité est donné pour 14.5A. J’ai donc un peu de marge vis à vis de la surchauffe du convertisseur. Pour un usage prolongé à ces intensités où au delà de 14.5A, il faut prévoir au moins une aération du boitier, voir une ventilation active si on pousse le convertisseur dans ses retranchements.

Courbes de rendement et de derating sous 3.3V


Courbes de rendement et de derating sous 3.3V

A noter que plus la tension d’alimentation est faible, meilleur est le rendement. J’ai donc pour ma part opté pour une solution intermédiaire : démarrage du moteur avec en entrée une tension élevée (13.5V), puis abaissement de la tension d’entrée afin de profiter d’un meilleur rendement (et donc moins produire de chaleur dans le boitier). Avec mes 3 condensateurs de 1000 µF, j’arrive à descendre aux alentours de 10V en entrée.

Le boitier vu de côté

Le boitier vu de côté

Le boitier vu du dessus

Le boitier vu du dessus

Liste des composants

En lien chez Radiospares et Conrad car c’est chez eux que j’ai commandé… je n’ai pas d’actions chez eux 😉 ! D’ailleurs, vous constaterez que certains items sont liés chez les 2 vendeurs, pour que vous puissiez choisir le meilleur tarif ou le plus adapté à vos quantités (exemple les interrupteurs : 2 modèles non identiques chez les 2 vendeurs, par 10 chez RS, à l’unité chez Conrad).

Chez Conrad

Il vous faudra évidement des fusibles auto à placer sur le porte fusible. Si vous n’en avez pas, vous pouvez partir sur un kit de ce genre, bien pratique.

Je suppose que vous avez sous le coude du fil 2.5 mm² souple.

Pour brancher le moteur, j’ai opté pour des fiches bananes classiques (rouge, noir, vert).

RS n’expédie plus aux particuliers via son site officiel, il faut passer par leur site particulier. Les pièces sont au même tarif sur les 2 sites, mais affichés HT sur le site pro et TTC sur le site particuliers. Pour retrouver un composant sur le site particulier, il suffit de taper le numéro du composant dans la barre de recherche.

Le budget global en composants et boîtiers est d’environ 80€, modulé selon le matériel dont vous pouvez déjà disposer.

Essai

A l’essai, le système fait son petit effet : matelas 2 places gonflé en moins de 3 minutes. Je pense que le système est plus efficace que l’original avec sa batterie !

Merci au passage aux membres du forum Futura Science pour leurs judicieux conseils sur ce montage !

Booster DC

On l’a vu, pour améliorer le rendement du convertisseur, il faut le faire fonctionner à la tension d’entrée la plus basse possible. J’ai constaté que je pouvais abaisser ma tension d’entrée en rajoutant des capacités en entrée du boitier. Comme je ne savais pas quel serait l’impact de ces capacités, j’ai décidé de ne pas les mettre en interne du convertisseur, mais de les ajouter en externe. J’ai donc rajouté un petit boitier qui contient environ 8300 µF de condensateurs (5×1000 µF + 3300 µF).

En photo, ça donne ceci :

La face composant du booster

La face composant du booster

La face piste du booster

La face piste du booster

Avec ce boitier, je gagne 1 à 2V sur ma tension d’entrée avant que mon alimentation se mette en courant constant. Concrètement, cela me permet, une fois que le moteur à pris sa vitesse nominale, de descendre ma tension d’alimentation de 13V à un peu moins de 10V.

Il n’y a qu’un seul jeu de fiches bananes sur ce boitier : j’empile 2 fiches bananes sur chacune des prises femelle : un des câbles va vers l’alim, l’autre vers le convertisseur.

Le tout rentre tout pile dans le petit boitier !

Les composants sont pris chez Conrad :

Accouchement à domicile, vu par un papa

Un article un peu hors sujet sur ce blog, mais j’avais envie de partager cette aventure vécue début mars.

Pour la naissance de notre deuxième enfant, nous avons fait le choix, avec ma compagne, de l’accouchement à domicile (AAD). Ce choix s’est fait naturellement pour elle, un peu moins pour moi.
Nous recherchions avant tout moins de médicalisation, un accouchement où nous pourrions être acteurs et non simples spectateurs entravés par l’appareillage et les procédures médicales (mouvements limités par la présence permanente du monitoring, pose imposée et systématique d’un cathéter juste au cas où on aurait besoin d’une perf, accouchement imposé en position gynécologique, les personnes, inconnues jusqu’alors qui ne se présentent pas en arrivant en salle de naissance…).

Bref, dès que nous avons su qu’elle était enceinte, nous avons pris rendez-vous chez une sage-femme qui pratique l’AAD.

Le suivi global est également très appréciable : une seule personne (notre sage-femme) suit l’ensemble de la grossesse, avec consultation des spécialistes au cas par cas (en gros les seules les échographies ne sont pas au cabinet de la SF). C’est également cette même sage-femme qui assure les cours de préparation à l’accouchement (avec bien sur un focus sur la gestion de la douleur qu’il faut gérer sans péridurale).

Ces cours sont aussi l’occasion de voir que la nature est terriblement bien faite… Mais qu’on perturbe beaucoup de choses car on est trop interventionniste. Par exemple, j’ai l’impression qu’en maternité, ils n’ont qu’une obsession quand une femme se présente pour un accouchement : rompre la poche des eaux, pour accélérer le travail… Quand on t’explique que cette poche des eaux a aussi pour rôle d’amortir la pression de la tête du bébé sur le col, et donc de réduire la douleur, on ne comprend plus trop bien sur quoi est basé ce besoin irrépressible de la percer à tout prix ! Ils feraient mieux de permettre à la maman de rester verticale, ça ça aide faire descendre le bébé et accélère le travail !

Enfin arrive le jour J ! Pas mal de contractions le matin dès 4h, ma compagne se lève car elles l’empêchent de dormir. Elle vient me réveiller vers 6h car la douleur devient trop importante, nous décidons d’appeler la sage-femme vers 7h pour qu’elle passe voir où ça en est. Notre aîné est envoyé chez des copains pour la journée ! La sage-femme est chez nous à 7h30, les contractions se sont un peu calmées, pour elle ça n’est pas encore pour tout de suite… Elle lui propose de se reposer ce matin et de voir comment cela évolue dans la journée… Pour ma part, direction le boulot. Pour ne pas rester seule avec ses contractions, elle fait appelle à sa doula qui l’aidera à gérer la douleur.

Fin de journée, je passe chercher notre aîné et nous rejoignons ma compagne. La doula l’aura beaucoup accompagné pour gérer la douleur des contractions toute la journée. A mon retour, les contractions ce sont un peu calmées. Repas, puis couché de l’aîné, qui dort vers 21h. Les contractions se sont remises en route, j’accompagne comme je peux pour tenter soulager un peu la douleur ! Les bougies sont allumées et participent à créer une ambiance favorable à la relaxation : ce sera notre seule source de lumière pour les heures qui vont suivre.
Le contractions deviennent moins supportables, ma compagne demande à aller à la maternité. Je la soutien du mieux que je peux, mais ça ne m’étonne pas qu’elle en ai marre après une journée complète de travail. J’hésite à appeler la sage-femme maintenant ou d’attendre encore un peu ! Finalement, elle me dit qu’elle a besoin de pousser, j’appelle donc notre sage-femme qui se met en routes tout de suite (elle n’habite pas trop loin de chez nous) ! Après 10 minutes d’attente (qui nous ont quand même parues assez longues car l’envie de poussée est bien la), la SF arrive pour notre plus grand soulagement ! Dans l’intervalle, la doula est également revenue.
22h40 : il était moins une, 10 minutes après, notre petite Lucile était la !
L’accouchement parfait, la poche des eaux se rompt au moment de la sortie du bébé.

Minuit 40, tout le monde est reparti, nous somme tous les 2 avec notre petite fille, dans un environnement familier. Notre première nuit commence dans la sérénité.

Contrairement à ce que beaucoup de gens imaginent, je n’ai pas entendu hurler ma compagne de douleur, comme on le voit parfois dans les films/reportages.

Au final, j’ai personnellement trouvé énormément d’avantage à ce type d’accouchement, je peux citer

  • Le père trouve beaucoup plus facilement sa place, du fait que, dès les premières heures, on peut être en permanence avec le bébé et la maman ! Il n’y a pas « d’abandon » du nouveau-né et de la maman le soir. Le papa participe dès les premiers jours aux nuits, et prendre part aux changements de couche, aller chercher le bébé quand il se réveil…
  • Pour les aînés, c’est le top : la découverte du nouveau-né se fait à la maison, dans un environnement qui leur est naturel. Quand ils en ont marre, ils ont leurs jouets à portée… je pense que pour moi, cela aurait été délicat avec notre aîné, il n’aurait pas tenu en place à la mat et on aurait dû quitter la mat au bout d’une demi-heure… Frustrant pour le papa et pour les aînés. Sinon, on peut toujours mettre les grands chez la nounou/des amis/les grands-parents/la crèche pendant que papa est à la mat… Mais je comprendrais le sentiment d’exclusion des aînés dans une telle situation… pour moi, ça n’a rien d’idéal, et ça ne facilite pas les relations entre la fratrie ! Pour les amis qui viennent voir la maman et le bébé c’est mieux aussi : café-thé-biscuits au programme !
  • Pour la maman, la possibilité d’accoucher dans la position qui lui convient le mieux (aucune femme ne choisirait naturellement la position gynécologique pour accouchée, qui est peut-être la plus pratique pour les médecins mais sans nul doutes la pire pour la femme). Possibilité aussi d’accoucher éventuellement dans l’eau (nous avions loué une piscine d’accouchement, mais finalement nous ne l’avons même pas installée…).
  • Beaucoup moins de dérangement qu’à la maternité : les services en maternité démarrent tôt, la plupart du temps les petits-déjeuners sont servis vers 8h et le personnel vient voir la maman dans la foulée. Quand le bébé s’est endormi tard, être réveillé aussi tôt n’est pas forcément l’idéal pour bien commencer la journée. Je ne parle même pas de l’accouchement lui-même, les salles d’accouchement à l’hôpital se transforment parfois en vrai hall d’hôtel 😉 .
  • Quantité et qualité des repas : nous avions été vraiment déçus à la maternité ou notre aîné est né. Ma compagne avait trouvé la quantité notoirement insuffisante, surtout pour une maman allaitante, qui mange donc pour 2 ! Je ne parle même pas de l’absence de repas à l’issue de l’accouchement : accouchement à 19h30, le personnel ne lui avait rien demandé, et lorsqu’elle à réclamé à 22H30, on lui a apporté un yaourt… un peu léger quand on vient d’accoucher et qu’on a à peu près rien mangé depuis le matin…
  • Nous avons été suivi par une personne passionnée par son travail, aux qualités humaines exceptionnelles ! Durant toute la grossesse, l’humain passe devant le médical, et c’est vraiment très appréciable (la grossesse n’est pas une maladie !).
  • L’environnement global : pas de lumière désagréable, puissante et froide, type lumière de bloc opératoire, les microbes sont les nôtres et pas ceux des voisins de chambre
  • Un vrai suivi après l’accouchement par la SF, dans les 2 heures qui suivent la naissance… La sage-femme est en effet la exclusivement pour nous, elle ne s’occupe que de nous. En structure, une fois l’accouchement terminé, on est parfois un peu abandonné, pourtant, les premières dizaines de minutes qui suivent l’accouchement sont probablement les plus dangereuses (risques d’hémorragies notamment). Lors de notre accouchement au CHU, il s’est trouvé que plusieurs femmes sont arrivées juste après la naissance de notre fils, et nous avons été abandonnés (accouchement 19h30, nous ne sommes montés en chambre qu’à 23h, parce que nous l’avions réclamé, on nous avait un peu oublié…).
  • La femme est respectée : pas d’interventions inutiles qui sont souvent non nécessaires voir indésirables (épisiotomie, perçage de la poche des eaux, injection de divers produits destinés à accélérer l’accouchement…). La position que la femme adopte pour accoucher lui permet d’attraper son bébé (à la différence de la position gynécologique où le femme ne voit rien et a peur de faire tomber son bébé).
  • on prend le temps : le cordon n’est coupé que lorsqu’il a cessé de battre (c’est la recommandation de l’OMS) pendant ce temps, maman a le bébé sur elle et peu créer les premiers liens, en peau à peau. Pas d’obsession de la désobstruction (la aussi la nature est bien faite et un bébé né normalement évacue seul les sécrétions présentes dans ses voies respiratoires), pas d’examen immédiat, pas de pesée dans la minute, pas de collyre. Bref on évite tous les gestes sources de stress pour le bébé comme pour les parents.
  • je ne sais pas si c’est liée à l’AAD mais ma compagne petait bien plus la forme après l’AAD qu’après l’accouchement à l’hôpital…
  • Enfin, pas de changement d’environnement imposé par la sortie de la mat… je me souviens qu’avec notre aîné, le retour à la maison l’avait pas mal perturbé (beaucoup plus de pleurs qu’à la maternité les premiers jours à la maison…).

Copie de CD protégé : ma méthode pour exercer mon droit à la copie privée

Récemment, nous avons changé de véhicule, et comme dans de plus en plus nombreuses voitures, notre C4 Picasso n’est pas équipé de lecteur CD, seulement d’un port USB destiné à recevoir une clé USB sur lequel l’autoradio lit des fichiers numériques (d’ailleurs bravo à Citroën qui supporte, en sus des classiques MP3 et WMA, les formats libres et ouverts OGG et FLAC (loseless !)).

Cela ne me pose pas de soucis puisque pas mal de mes CD sont déjà en copie numérique sur mon NAS au titre de leur sauvegarde et pour pouvoir les steamer sur mon smartphone. Une clé USB de 64 Go et basta !

En revanche, je ne disposait pas de la copie numérique d’un des CD préféré de mon aîné, pour cause de CD protégé par le SACEM SDRM… Je ne suis jamais parvenu a trouver un logiciel permettant de ripper ce CD directement sur PC, j’ai donc opté pour la méthode a l’ancienne : le rippe en reliant un lecteur CD au PC et en enregistrant en temps réel ! Cependant, je ne voulais pas perdre de qualité en passant par un câble analogique ! Il fallait donc que je trouve un moyen de préserver la chaîne numérique !

J’ai finalement opté pour un couple baladeur CD équipé d’une sortie optique + carte son équipée de l’entrée idoine !
Ce type de baladeur se trouve pour quelques dizaines d’euros sur eBay (une liste ici, j’ignore si elle est complète en tout cas elle n’est pas récente). J’ai donc trouvé un balladeur Sony D-E775. Pour la carte son, ce fut un peu plus compliqué… J’ai d’abord commandé une chinoiserie, qui ne marchait pas ! J’ai donc finalement commandé une carte externe pour une vingtaine d’euros ! Si vous n’en avez pas, il vous faudra également un câble optique (attention la plupart des baladeurs ont une fiche mini Toslink, un câble optique est fourni avec la carte, cet adaptateur fera l’affaire !).

Photo du dispositif

Photo du dispositif

Ensuite je fais l’acquisition avec Audacity et je rend le tout en FLAC après avoir séparé et nommé les pistes avec la fonction « Placer un marqueur sur la sélection » du menu Pistes. N’oubliez pas de renseigner les metadata via la fonction « Modifier métadata » du menu Fichier avant d’exporter la musique, afin d’avoir des morceaux correctement taggués !

Voilà vous pouvez exercer tranquillement votre droit à la copie privée !

Pourquoi je règle mon heure d’appareil photo sur l’heure UTC

J’ai récemment discuté avec un copain de pourquoi je règle l’heure de mon appareil photo en heure UTC. Cela peut paraître contre intuitif mais personnellement je trouve cela beaucoup plus logique :

  • Cela évite d’avoir à changer l’heure lorsqu’on passe à l’heure d’été ou à l’heure d’hiver… personnellement je pense que quand j’était en heure locale, j’oubliais 90% du temps à changer l’heure de l’appareil.
  • Lorsque l’on voyage sur plusieurs fuseaux horaires, cela nécessite, à chaque changement de fuseau, de modifier l’heure, avec potentiellement des sauts qui peuvent provoquer un dé-séquencement des photos (bon, depuis que Concorde ne vole plus, le seul cas ou ceci peut réellement arriver, c’est en cas de passage de la ligne de changement de date).Certains appareils permettent de spécifier le fuseau horaire dans lequel on se trouve, mais personnellement, je trouve cette information inutile puisqu’elle n’est de toutes façons pas écrite dans les EXIF (et, si l’option existe, il faut, comme pour l’heure, penser à changer de fuseau dans l’appareil quand on change de fuseau dans le voyage)
  • C’est bien plus pratique pour géotaguer ses images : personnellement, je log mon trajet avec un datalogger GPS (je trouve que les récepteurs GPS en option pour reflex sont trop chers pour avoir un truc collé en permanence sur le porte accessoires, avec éventuellement des fils qui se baladent et en plus cela bouffe apparemment énormément de batterie si on laisse le bouzin allumé pour avoir une position immédiatement à l’allumage de l’appareil photo. Mon QStarz BT-Q1000X m’assure plus de 40h de log GPS en continu sur une charge depuis plusieurs années, pour un encombrement quasi nul. J’allume le bouzin au fond du sac en début de journée et je l’oublie. En plus, il a l’avantage d’être très sensible : il arrive à avoir un fix en intérieur et cela ne lui pose pas non de problèmes en avion, pas certain que les chers récepteurs dédiés sur appareil photo soient si sensibles. Ensuite, je géotag en post-prod via LigthtRoom au moment de traiter les RAW, ça prend très peu de temps avec la trace GPS.). En me mettant en heure UTC, je m’évite d’avoir à cogiter à chaque fois si le logiciel ajoute ou retranche le delta que je lui donne (dans les fichiers GPS, les heures sont enregistrées en UTC).

La géolocalisation des images est très pratique pour retrouver toutes les images prises dans un lieu précis, ou si on ne sais plus ou est rangé une image prise dans un lieu donné. Personnellement, j’utilise Photo Station de mon Synology pour avoir mes images présentées sur une carte :

Carte d'Europe : chaque puce regroupe un  ensemble d'images prises dans le coin

Carte d’Europe : chaque puce regroupe un ensemble d’images prises dans le coin

Carte du Monde : chaque puce regroupe un  ensemble d'images prises dans le coin

Carte du Monde : chaque puce regroupe un ensemble d’images prises dans le coin

 

Free Mobile : EAP-SIM sur téléphone non « compatible »

Si vous êtes abonnés Free Mobile, vous avez le droit de vous connecter à toutes les Freebox via le réseau FreeWifi_secure. Ce réseau a pour particularité d’utiliser la SIM présente dans les téléphones des clients pour les authentifier, via la méthode EAP-SIM.

Le problème est que la plupart des téléphones ne semblent pas supporter cette méthode d’authentification… en fait, généralement, seuls les téléphones vendus par Free (et encore, pas tous…) supportent cette méthode d’authentification sans manœuvre spécifique…

J’ai pensé longtemps que si l’EAP SIM n’était pas supporté de base, alors c’était fichu… en cherchant récemment des solutions, j’ai découvert qu’il était possible de l’activer sur la plupart des téléphones, en moyennant une modification d’un fichier de config, mais apparemment, cela fonctionne uniquement sur les téléphones rootés. J’ai ensuite découvert qu’il existait des applications comme FreeWifiConfig capable de le faire d’un simple clique, et sans root… Il semble même que l’application Messagerie Visuelle de Free soit désormais capable de le faire…

Après avoir testé FreeWifiConfig, force est de constater que… cela fonctionne… Sur mon One Plus One, j’ai du toutes fois cliquer sur Configurer puis cliquer sur Désinstaller pour que ça fonctionne (un simple clique sur Configurer semblait ne pas fonctionner). Une fois ceci fait, tout fonctionne sans problèmes, le téléphone se connecte automatiquement aux réseaux FreeWifi_secure, on peut même supprimer l’application…

L'application FreeWifiConfig... on ne peut plus simpliste...

L’application FreeWifiConfig… on ne peut plus simpliste…

Cela montre que la plupart des téléphones ont tout ce qu’il faut pour exploiter l’EAP SIM, autant sur le plan logiciel que matériel. Il ne s’agit que d’une configuration manquante au sein des logiciels qui gèrent le Wifi dans Android. C’est donc d’autant plus incompréhensible que cette méthode ne soit pas supportée de base sur toutes les ROM Android…

Pour archive, l’APK de FreeWifiConfig.

Sauvegarde de cartes SD en mobilité

Récemment, j’ai investi dans un reflex. Avec lui, j’ai commencé à shooter en RAW et les cartes SD se sont multipliées. Avec cette multiplication des cartes, on augmente sensiblement le risque de pertes de ces bouts de mémoire, risque de perte qui vient s’ajouter au risque de vol du matériel, et avec lui, le risque de perte de l’ensemble des images que contiennent les précieuses cartes.

Il m’arrive de partir plusieurs jours, et dans la plupart des cas, je n’emporte pas de PC en raison de l’encombrement que cela implique. Pourtant, je souhaite, afin de parer aux risques de perte/vol, sauvegarder le contenu des cartes sur un second support. Ma politique est la suivante : les cartes ne sont en principe pas vidées avant d’être sur le NAS à la maison et sauvegardées en ligne. J’était donc à la recherche d’un dispositif qui me permette de copier le contenu de mes cartes SD (SDHC/SDXC) sur un média indépendant de la carte SD afin de me prémunir des risques suivants

  • perte
  • vol
  • corruption/destruction de la carte SD

Dans les années 2000, on avait vu apparaître des videurs de carte mémoire, des boîtiers qui permettaient de décharger les images d’une carte, alors fortes onéreuses, vers un disque dur. Ces boîtiers étaient autonomes grâces à une batterie. Ce type de produit ne se fait plus tellement, si on fait exception des produits type HyperDrive (ils sont à priori désormais plus où moins les seuls sur le marché). Les HyperDrive ont en plus l’inconvénient d’être relativement chers (environ 300€ sans disque dur). Bref, j’ai dans un premier temps gardé cette solution sous la main, mais elle n’avait pas ma préférence.

Dans un monde idéal, je cherchais un boitier qui permette de sauvegarder mes SD sur un autre support très costaud : des clé USB. Des boîtiers semblent permettre de le faire, tels ces petits hub Wifi. Leur fonction première est de streamer du contenu (audio/vidéo) vers des smartphones/tablettes, contenu stocké sur des SD ou des périphériques USB. Il semble que la plupart permettent également de recopier du contenu de la SD vers le périphérique USB. Cependant, cela passe impérativement via un smartphone, et je ne suis pas parvenu à me faire confirmer le débit réel obtenu par ce biais dans ce cas d’usage (je craignais qu’il soit faible si les données font un aller-retour par Wifi… allez copier 32 ou 64 Go à 3 Mo/s…).

Je suis finalement tombé sur les disques Westen Digital Passport Wireless. Ce sont des disques dur externes destinés à héberger notamment du multimédia qu’ils peuvent mettre à disposition de tablettes et de smartphones via Wifi, en mobilité grâce à une batterie qui leur assure une relative autonomie. La particularité du WD Passport Wireless sur la plupart de ses concurrents est d’être équipé d’un lecteur de cartes SD intégré (compatible SDXC, donc capable de lire les cartes d’une capacité supérieure ou égale à 64 Go, ce qui n’est pas le cas de certains modèles concurrents). Le disque est capable de copier en autonomie, c’est à dire sans utiliser de smartphone (selon la configuration, dès l’insertion de la carte SD ou après appui sur l’un des 2 boutons équipant le disque). La connexion d’un smartphone, optionnelle pour cette tâche de copie, permet de suivre l’avancement de la copie de la carte. Il est possible de configurer le disque pour réaliser une copie de la carte, ou pour vider la carte (je l’utiliserai pour ma part surtout en copie pour faire une sauvegarde de la carte).

Interface Web du WD Passport Wireless, suivi de la copie de la SD vers le disque dur

Interface Web du WD Passport Wireless, suivi de la copie de la SD vers le disque dur

Copie de la SD vers le disque dur, suivi depuis l'application Android

Copie de la SD vers le disque dur, suivi depuis l’application Android WD My Cloud

Ainsi, pour chaque carte copiée, un répertoire est créé dans le répertoire SD Card Imports. Le disque gère la sauvegarde différentielle des cartes, c’est à dire que si je sauvegarde une carte non totalement remplie un premier soir, puis que je la remet dans le lecteur plus tard après avoir pris des nouvelles photos, seules les nouvelles images seront copiées (gain de temps notable). Le débit semble assez dépendant des performances des cartes mais en deçà des performances que vous pourrez obtenir sur votre PC. Le débit de copie est de l’ordre de 13 à 15 Mo/s (pour des cartes que je lis à environ 20 Mo/s sur mon PC). La copie d’une carte de 32 Gio plaine en environ 35 minutes… c’est pas ultra rapide mais cela me parait raisonnable/suffisant pour l’usage envisagé… seuls les plus gros utilisateurs (ceux qui remplissent des cartes de 64 Go ou plus en une seule journée) pourront y trouver une limitation (cependant, même sur un PC ces utilisateurs auront besoin d’un temps important pour décharger leurs cartes). L’autonomie en copie sera de l’ordre de 5 ou 6 cartes de 32 Go, pas beaucoup plus (cela apparaît relativement correcte en considérant que cette activité sollicite énormément le disque, il est donc logique que l’autonomie, annoncée à 6h en streaming multimédia,  soit quelque peu amputée – la consommation d’un disque dur de portable est environ le double lors des accès en lecture/écriture comparé à un fonctionnement sans accès).

Westen Digital Passport WIreless

Westen Digital Passport WIreless

Côté connexion PC, le disque est équipé en USB 3.0. De quoi ici gagner du temps sur les transferts, qui sont pour le coup extrêmement rapides. J’ai mesuré environ 110 Mo/s pour la lecture linéaire avec AIDA64, ce qui est honorable pour ce type de disque. En revanche, le lecteur SD n’est pas accessible au travers de la connexion USB… dommage, cela aurait pu nous faire un lecteur SD d’appoint… en USB 3.0 !

Côté réseau, le disque supporte le protocole Samba (partages réseaux Windows), ce qui permettra d’y accéder depuis n’importe quel PC, qu’il soit sous Windows, OSX ou Linux. Cela rend aussi le disque compatible avec toutes les applications mobiles qui supportent ce protocole. Je l’ai notamment utilisé avec succès via ES Explorer sous Android. Il est possible soit de se connecter directement au disque (via le point d’accès qu’il met à disposition), mais aussi au travers d’une box par exemple, il suffit de rentrer les identifiants de connexion Wifi de la box dans le disque, ensuite, le disque se connecte à la box et les données deviennent ensuite disponible sur toute machine connectée à la box (ce partage sur le réseau de la box est désactivable, pratique par exemple si on connecte le disque sur un Wifi publique pour éviter de partager son contenu avec tous les inconnus qui passent).

A noter que le lecteur de carte SD est accessible depuis les partages réseau. Côté débit sur le réseau, c’est pas nécessairement ultra fameux, j’ai mesuré chez moi un débit de l’ordre de 3 à 5 Mo/s, que ce soit en se connectant directement à l’accès point du disque ou via une box sur laquelle est connecté le disque. C’est pas franchement rapide, mais personnellement, vu l’usage que je ferai de la connexion Wifi (essentiellement éventuellement une vérification de la progression de la copie), ça n’est pas rédhibitoire pour moi. A noter que le disque dispose d’un serveur FTP, ce qui permettra à ceux qui disposent d’un boitier haut de gamme, de déchargement directement leurs photos sur le disque via cette connexion sans fils (chez Canon, cette fonction n’est disponible que sur les reflex pro, en gros ceux de la gamme avec un seul chiffre : 1D/5D/6D). Le débit par ce biais sera similaire à celui accessible via Samba : quelques Mo/s… dans le cadre d’un reflex pro qui transférerai ses RAW il faudra donc compter plusieurs secondes par images.

En interne, AIDA64 indique que le disque monté dans le boitier porte la référence WD10JPVX-11JC3T0, ce qui correspond à une variante du modèle WD Blue, la variante « basse consommation » pour être exacte. La bonne nouvelle c’est aussi que ce disque est un peu plus résistants aux chocs que son équivalent un peu plus gourmand (donné pour resister à des accélérations de 400 G en fonctionnement contre « seulement » 350 pour l’autre modèle WD Blue 1 To).

Comme le disque est accessible en SSH, je n’ai pas pu m’empêcher de m’y connecter pour voir un peu ce qu’il avait dans le ventre.  Cela nous apprend que le boitier fonctionne sous un Linux 3.2.0. Cpuinfo nous indique qu’il est équipé d’un processeur ARMv7 (v71) cadencé à 800 MHz épaulé par 512 Mo de RAM. Le système du disque semble être stocké dans une flash d’envion 100 Mo.

Ikehack – Meuble pour imprimante – température

Je vous présentais en janvier mon astuce pour planquer une grosse laser dans mon salon.  J’ai depuis rajouté à l’étage du NAS un onduleur, afin de protéger ma grappe RAID. Cela à entraîné une grosse augmentation de la température dans le meuble, et les disques montaient bien au delà de 40° (plutôt aux alentours de 45) et le CPU au delà de 55°. C’est bien trop à mon goût.

Ouvert - tiroir poussé

Ouvert – tiroir poussé

J’ai donc décidé d’équiper le meuble d’un système de ventilation. Le cahier des charges est simple : un système discret et silencieux, invisible, qui permette de maintenir une température raisonnable pour le NAS (et du coup, j’en profite pour ventiler aussi l’étage du bas avec la grosse imprimante). Prenons pour objectif 35° pour les disques et 50° pour le CPU, cela me parait plus que raisonnable pour la longévité du matériel. Quitte à ventiler, j’ai décidé d’ajouter un ventilo également à l’étage du bas (celui de la laser couleur) afin d’assurer le refroidissement de l’imprimante durant son fonctionnement.

Afin d’assurer la discrétion, j’ai opté en premier abord pour des ventilo de 120 mm. J’ai tapé dans le haut de gamme, en jetant mon dévolu sur ce Noctua NF-S12A ULN (pour Ultra Low Noise, annoncé pour moins de 9 dB à vitesse maximale).

J’ai ajouté un peu de matos divers pour les branchements :

La seconde problématique était de faire un trou de 116 mm de diamètre (diamètre des ventilo 120 mm, c’est bien le cadre du ventilo qui fait 120 x 120 mm et non le ventilo lui même). J’ai découvert un petit accessoire pour Dremel (Dremel 678) qui permet de réaliser ce genre de découpe avec le rayon réglable au mm près (les scies cloche à ces diamètres sont hors de prix).

A la réception des ventilos, on voit vraiment que ces Noctua se veulent haut de gamme… emballage très classe, très bien fait. Si le silence est au niveau de la présentation de la gamme, ça annonce que du bon !

Les ventilateurs sont fournis avec un adaptateur Molex (4 broches) vers 3 broches. J’ai décidé de me servir de ces adaptateurs pour confectionner mon câble de branchement. Le cable est en Y, d’un côté le connecteur basse tension, de l’autre, 2 connecteurs 3 pins pour brancher les 2 ventilos (en coupant les adaptateurs du côté des prises molex).

Pour le montage électrique, il faut faire attention de brancher de façon identique les 2 prises 3 pins : les ventilos de PC sont polarisés. Ensuite, comme le transformateur est inversible, si les ventilos ne démarrent pas, il suffit d’inverser la polarité (mais il faut que les prises 3 broches soient branchées de façon identique, sinon, un seul des 2 ventilos démarrera…). J’ai décidé de monter les ventilateurs en extraction.

Découpe très efficace avec l’outils Dremel. C’est un outils de fraisage, donc il faut une vitesse de rotation importante (sinon, ça n’avance pas et la découpe est sale). J’ai un peu merdé sur la première découpe, au diamètre légèrement trop important (119 mm au leu de 116). La deuxième est nickel… c’est un peu le problème je pense avec cet outils : régler précisément le diamètre de découpe…

Détail de la pose du ventilo

L’arrière du meuble durant la pose

Avant la réalisation, je m’était posé la question des prises d’air. Les portes n’étant pas totalement jointives, je me disais que cela pouvait suffire. Cette surface, ajoutée a celle des trous de passage de câbles, correspondait à environ la moitié de la surface des ventilos (surface qui semblait suffisante grâce à la compressibilité de l’air). Après montage des ventilos, j’ai décidé de rajouter une prise d’air (non visible sur les photos car pas encore réalisé lors que je les ai prises) à l’étage du NAS sous forme d’une prise d’air dans le fond (un trou de 25 mm de diamètre réalisé à la scie cloche). Cette prise d’air se trouve juste au dessus de l’onduleur, de quoi permettre une circulation de l’air également autour de cet appareil qui mine de rien produit pas mal de chaleur.

 

Détail de la pose du ventilo

Détail de la pose du ventilo

Le premier démarrage des ventilo montés confirme leur silence exceptionnel.

Vu d'en face une fois les 2 ventilateurs montés

Vu d’en face une fois les 2 ventilateurs montés

Après avoir fait quelques essais en alimentant à 9V, j’ai décidé de laisser les ventilos à 12V : avec le bruit du PC et de la VMC dans la maison, le bruit est inaudible à 12V… sachez qu’à 9V, ces 2 ventilos sont inaudibles tout court… a se demander s’ils tournent (ils tournent !). L’objectif semble plutôt atteint : il fait aujourd’hui 26° dans la maison, et les 2 disques sont à 36°, et 50° pour le CPU ! Par ailleurs, désormais, on a plus une bouffée de chaleur qui nous saute à la figure quand on ouvre le meuble, preuve que la ventilation est suffisamment efficace pour conserver l’intérieur du meuble a une température très proche de celle qui règne à l’extérieur.

Prentu.fr, très mauvaise expérience

Le 04 décembre 2014, je commande chez prentu.fr un tirage de photo sur aluminium, d’une dimension de 90×90 cm, pour un montant de 120€. Ce tirage est destiné à se trouver sous le sapin en cadeau à ma bien aimée.

Le site m’informe de son expédition 6 jours plus tard, le 10 décembre (jusqu’ici, on est dans les délais annoncés par le site).

J’apprend à cette occasion que le livreur choisi par la société est GLS… je commence déjà à flipper, car j’ai eu 2 commandes livrées par eux ces dernières années, et à chaque fois, ça a été la croix et la bannière pour se faire livrer… Et je ne suis pas le seul à trouver ce livreur totalement nul et incapable (exemple, ce sujet sur GLS chez 60 millions de consommateurs, actif depuis 2008… les derniers messages sur ce sujet datent d’il y a quelques jours seulement, ou encore ici sur les arnarques).

Bref, je croise les doigts, en me disant, que, parfois, ce livreur doit arriver à livrer un colis… las !

Prentu me communique un lien de suivi. La société est implantée aux Pays Bas, le colis part donc de la-bas. Le suivi indique même que le colis a en fait été scanné une première fois 09 décembre, le colis est donc expédié la veille de la notification par Prentu. Tout se passe bien jusqu’à l’arrivée en France, le 10 décembre, où le colis est scanné dans un dépôt à Carvin (à côté de Lille). Le même jour, le colis est taggué avec un inquiétant « Not out for delivery Due to unaccaptable goods » (sur le site en français de GLS : NON MIS EN LIVRAISON HORS NORME). Je laisse passer 1 ou 2 jours. Les jours suivants, le colis est scanné au dépôt mais ne le quitte visiblement pas (pointage instance local…). Constatant que le colis est bloqué, j’essaye d’appeler Prentu sur le numéro de SAV fourni sur leur site, au Pays Bas. Je tombe sur une personne qui ne semble pas parler français, et dont l’anglais à l’air aussi approximatif… j’arrive à lui faire comprendre que je veux parler avec quelqu’un qui parle anglais ou français. Il me passe un collègue francophone, la aussi, c’est approximatif, et j’ai l’impression qu’il fait semblant de comprendre ma demande…

A l’issue de la conversation, je ne suis pas convaincu, je décide de tenter par mail. Nous sommes le 12 décembre.

Le 14 décembre, première réponse de Prentu (le colis est toujours bloqué)

Merci pour votre réponse.

Je suis désolé que vous rencontrez des problèmes avec le livraison de votre commande.
Je viens de constater que votre colis est bloqué car les dimensions sommes déhors le maximum.
Nous allons contacter notre opérateur de transport afin de démander un nouveaux livraison.

Nous vous informer le plus vite possible.

Je m’excuse pour l’inconvénient.

Dans l’attente de votre réponse.

Meilleures salutations,

R-J

Le français est approximatif, mais on se comprend… Le 16 décembre, nouveau mail de Prentu :

Je me permet de revenir vers vous car nous avons eu un retour du prestataire de transport.

Celui ci nous indique qu’ils nous ont renvoyés votre commande. Nous aimerions vous la renvoyer au plus vite dès réception. Souhaitez-vous que nous vous renvoyons votre commande à votre même adresse? Ou préferez-vous une autre adresse de livraison?

Dans l’attente de votre réponse

Meilleures salutations,

M H

Il s’agit d’une autre personne de chez Prentu. Le français est nettement meilleur. Cela semble donc être bon, le colis est sensé être renvoyé chez l’expéditeur, et ils me le renverront. Je confirme que je souhaite une nouvelle livraison à la même adresse. Je reçoit 2 jours plus tard une nouvelle réponse de Prentu (nous somme les 18 décembre, ça commence à devenir très tendu pour Noël…) :

Merci pour votre réponse.

Si nous avons recu votre colis, nous allons le renvoyer directement à l’adrèsse suivante:

[Mon adresse]

Le transport sera effectuer avec un autre transporteur.

Vous pouvez vous attendre un livraison dans le semaine qui viennent.

Si votre command est renvoyé, vous allez recevoir un courriel de notre part.

Je m’excuse pour l’inconvénient.

Bonne après midi à vous!

Meilleures salutations,

R-J

Tout va bien, on me promet que je n’aurai plus a faire à GLS… Pendant ce temps, je continue de surveiller le tracking du colis… il reste invariablement à pointage instance locale, malgré les informations qui ont semble t-il été communiquées par GLS à Prentu.

Le 20 décembre, le colis est toujours indiqué pointage instance locale/Stored. Je me décide, la mort dans l’âme à appeler moi même GLS… Impossible de mettre la main sur le numéro non surtaxé, obligé de passer par leur saleté de numéro-à-hyper-cher-la-minute (1,35€/appel puis 0,35 €/min…). J’y laisse 15€ sans aucune avancée, personne dans cette boite n’est foutu de savoir pourquoi mon colis est bloqué, pourquoi il n’est pas retourné immédiatement à l’expéditeur… Le pire dans tout ça, c’est que le colis a été pris en charge aux Pays Bas par GLS (sa filiale néerlandaise donc). Pourquoi GLS NL accepte des colis à destination de la France que sa filiale française n’est pas foutue de prendre en charge ?

Pourtant, la situation me parait binaire : soit GLS peut acheminer mon colis et me le livre rapidos, soit ils sont infoutus de faire leur travail et ils n’ont pas de raison de conserver le colis et doivent le renvoyer fissa à l’expéditeur… c’est quand même simple je crois… je renvoi un mail à Prentu :

Bonjour,

Il semble que le colis ne soit toujours pas retourné a l’expéditeur. Le suivi indique toujours « stored » :

19/12/201414:30StoredFrance CARVIN

[…]

10/12/201414:40Not out for delivery Due to unaccaptable goods

Pouvez vous faire quelque chose ? J’ai appelé le transporteur mais il ne me donne aucune informations, j’ai déjà dépensé plus de 15€ en communications téléphoniques.

Merci
Cordialement

Le délais de réponse est toujours de plusieurs jours… je reçoit le 22 décembre une réponse qui ne m’apprend rien :

Merci pour votre réponse.

C’est possible que le colis est noré comme ‘POINTAGE LOCAL INSTANCE’. En effet, le colis sera retourner. Je m’attends que nous allons recevoir le colis pendant quelques jours.

quand recu, nous vous l’envoyer directement avec un autre opérateur de transport.

Je m’excuse pour l’inconvénient.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas de nous recontacter.

Bonne après midi à vous!

Meilleures salutations,

R-J

Je n’ai aucune question… je veux juste que votre $%$#@§ de transporteur me livre mon colis… c’est pas compliqué ! J’aurai droit à beaucoup d’excuses pour l’inconvénient, mais l’affaire n’avance pas… et c’est mort, mon cadeau ne sera jamais sous le sapin…

Comme ils ont de l’humour chez Prentu, je reçoit le 26 décembre une enquête de satisfaction… faut vraiment que j’y réponde ? Le 29 décembre, mon colis et toujours bloqué, cela va faire 20 jours… pas de nouvelles de Prentu, je renvoi un énième mail :

Bonjour,

J’ai bien reçu votre mail pour le sondage de satisfaction, mais toujours pas ma commande… Ma commande vous as t-elle été retournée ? Je n’ai toujours rien reçu… Il s’agissait d’un cadeau de Noël, je suis très déçu de ne pas l’avoir reçu à temps…

Merci de me tenir informé.

Cordialement,

Le lendemain (30 décembre), réponse de Prentu, toujours aussi désolé, mais constant dans son inefficacité (je commence vraiment à penser qu’ils n’en ont rien à faire de moi et qu’il se fichent de ma poire) :

Merci pour votre message.

Je viens de constater que le colis est toujours dans le dêpot à Carvin.
Je vais démander chez l’opérateur quand nous allons recevoir le colis.

Je m’excuse pour inconvénient.

Je vous contacte le plus vite possible.

Meilleures salutations,

R-J

Bref, il ne m’apprend rien… je n’ai aucune preuve que le transporteur a été contacté, et en tout cas, la situation ne bouge pas d’un yota… Noël est passé, mon cadeau principale pour ma chère et tendre est bloqué dans un dépôt lillois… la magie de Noël… Me recontacter le plus vite possible, pour Prentu, je ne sais pas ce que ça veux dire… le 6 janvier, sans nouvelles, je repart à la charge :

Bonjour,

Avez vous des nouvelles de mon colis ? L’opérateur de transport vous as-t-il communiqué une date de retours ?

Cordialement,

Performance,je doit encore attendre 4 jours pour avoir une réponse… reçue le 10 janvier :

Merci pour votre message.

Je suis désolé d’apprendre que vous n’avez toujours pas recu votre commande.
Malheureusement, à ce jour, nous n’avons toujours pas recu le colis.

Pour cette raison, nous allons effectuer un nouvelle production, qui sera envoyer dans la meilleur délais vers l’adrèsse suivante:

[Mon adresse]

L’envoi sera effectuer avec un autre Transporteur que GLS.

En espérant que vous allez recevoir votre colis prochainement cette fois.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas de nous recontacter.

Bonne soirée à vous!

Meilleures salutations,

R-J

GLS, c’est vraiment des branques… pas foutus de livrer un colis et pas capable non plus de le retourner à l’expéditeur… mais ils en font quoi des colis ? Prentu semble coopérer un peu… à moins qu’ils ne cherchent à gagner du temps… ça fait un mois que le colis a été expédié…

Le 21 janvier (11 jours après la promesse de la nouvelle production), je n’ai toujours pas de nouvelles… c’est une fois de plus moi qui les relance… aucun suivi de la relation clientèle :

Bonjour,

Je me permet de revenir vers vous. Avez vous des nouvelles de l’expédition de la nouvelle production ? Depuis votre mail du 10 janvier, je n’ai rien reçu.
Merci de traiter ma demande dans les plus brefs délais. Si je ne reçoit rien avant le 31 janvier, je serai contraint de demander l’annulation et le remboursement de ma commande.
Dans l’attente d’une réponse,
Cordialement,

Dans l’intervalle, GLS a enfin retourné le colis (après l’avoir conservé 1 mois et n’en avoir rien fait, colis retourné le 14, reçu le 16 janvier chez Prentu). Voici l’intégralité du tracking :

Livraison colis selon GLS : garder le colis 1 mois sans rien faire dans un dépôt puis le retourner enfin à l'expéditeur

Livraison colis selon GLS : garder le colis 1 mois sans rien faire dans un dépôt puis le retourner enfin à l’expéditeur

Pour une fois j’ai une réponse rapide de Prentu, le jour même :

Merci pour votre retour.

Nous nous excusons pour l’attente sans nouvelle,

Votre commande vous sera expédiée demain, nous avions mis votre commande de côté pour nous assurer de la bonne qualité d’envoi. C’est pour ceci que l’expédition a mis plus de temps que d’habitude.

Nous vous remercions sincèrement pour votre patience

Meilleures salutations,

M H

La, j’ai vraiment l’impression de me faire enfler… 20 jours qu’ils m’ont promis une nouvelle production, et mon colis n’est toujours pas expédié… comme par hasard dans l’intervalle ils ont reçu le retour… je suis certain qu’ils n’ont jamais fait de seconde prod et qu’ils ont juste cherché à gagner du temps… Mettre un colis de côté 15 jours, c’est un sacré moyen de s’assurer de la qualité de l’expédition… avec ce délais, j’espère qu’il est emballé dans de la feuille d’or…

Je reçoit effectivement dans la foulée une nouvelle notification d’expédition, avec un lien de suivi… sur le même  transporteur que pour la première expédition. Ce lien n’est pas actif.

Le 26 janvier, le lien de suivi est toujours inactif. Je suppose que c’est parce que c’est un mail automatique et que comme le colis est sensé être envoyé avec un autre transporteur, je n’ai pas le bon lien. Nouveau mail de ma part le 26/01 pour demander le nouveau lien :

Bonjour,

Suite a votre mail j’ai bien reçu un mail de confirmation d’envoi. Ce mail m’a communiqué ce lien de suivi http://www.dpost.be/Parceltracking/tracking/barcode_id/bxWzaMiX_Z4S7POdG39m8TCDNf7gJxaDImcIKs-PGYA . Celui-ci ne semble pas fonctionner, pourriez vous m’indiquer le bon numéro de suivi.

Merci
Cordialement

Toujours 2 jours de délais de réponse, le 28 janvier donc :

Merci pour votre message.

Je suis désolé d’apprendre que vous rencontrez des problèmes avec le réception du colis.
Je viens de constater que le colis est toujours à dépot d’expédition. J’ai appélé l’opérateur de transport et démandé un expédition immédiat.
Le lien avec laquelle vous pouvez suivre le colis sera actif depuis demain.

Je m’excuse pour l’inconvénient.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas de nous recontacter.

Bonne après-midi à vous!

Meilleures salutations,

R-J

Donc la, le mec me dit avec aplomb que le colis dont ils sont sensés avoir relancé la production le 10 janvier n’est toujours pas expédié, presque 3 semaines plus tard. La, si c’est pas du foutage de gueule de compet, je ne sais pas ce qu’il faut…

Le 30 janvier, le lien est toujours inactif. J’envoi un nouveau mail, je suis resté calme pour le moment mais la ils commencent à me gonfler sévère :

Bonjour,

Je n’ai toujours rien reçu et le lien de suivi que vous m’aviez fourni (http://www.dpost.be/Parceltracking/tracking/barcode_id/bxWzaMiX_Z4S7POdG39m8TCDNf7gJxaDImcIKs-PGYA) est toujours inactif malgré vos promesses de votre mail daté du 28 janvier 2015.

Veuillez faire le nécessaire pour que cet article me soit expédié dans les plus brefs délais. Merci également de vous assurer que le colis sera expédié par un autre prestataire que GLS, comme vous me l’aviez promis dans votre mail du 10 janvier.

Merci de faire au plus rapide, sinon, je me verrai dans l’obligation de demander l’annulation de la vente conformément à l’article 11-3 de vos conditions générales de ventes (cette commande a été passée le 4 décembre, soit il y a presque 60 jours, je pense que j’ai été suffisamment patient, et ceci devait être un cadeau de Noël).

Cordialement,

3 jours plus tard (3 février), enfin une réponse :

Merci pour votre message.

Nous sommes désolées d’apprendre que vous rencontrez toujours des problèmes avec le reception de votre colis. Je viens de constater que votre colis est à nouveaux envoyé en methode regulière. Votre colis rencontre à ce point la même problème, il est simplement trop grande.

J’ai contacté l’opérateur de transport et démandé un livraison dans les meilleures délai. Car je comprends l’inconvénient et que vous avez attendre déjà longtemps, nous pouvons également vous présenter un des options suivantes:

– Nous pouvons créer le montant qui vous avez payé sur votre compte. Ce montant de 119.95 est valable sur tous nos produits. Avec cette démarche vous pouvez selectionner un produit qui est moins grande (et pour ce raison sera livré sans problèmes).

– Comme un geste commercial, nous pouvons vous rembourser le montant de 119.95. Si vous souhaites ce solution, nous vous démandons d’envoyer votre numéro IBAN et code BIC de votre banque. Cette information est présente sur votre RIB.

En espérant que un des options vous satisfaites.

Je m’excuse pour l’inconvénient.

Dans l’attente de votre réponse.


Meilleures salutations,

R-J

Le mec m’affirme que le colis est expédié… mais le lien fourni est toujours inactif… ils sont incapables de me fournir un lien valide… et le mieux dans tout ça, c’est qu’ils ont semble t-il encore fait appel à ces incompétents abrutis de GLS… je ne sais pas qui est le plus stupide dans l’affaire… le transporteur ou son donneur d’ordre…

La proposition de remboursement n’est la que parce que je l’ai évoquée dans mon mail… ils auraient du me la proposer bien plus tôt… et ils proposent en premier lieu de me faire un avoir… ils me prennent vraiment pour un con, après m’avoir traité avec un tel dedain, ils s’imaginent que j’ai encore envie d’être client chez eux…

Je transmet donc mon RIB le 5 février. Le 8/02 (oui un dimanche), nouveau mail de Prentu. Mes infos sont transmises au « département financier » (ça rigole pas !) :

Merci pour votre retour.

Nous avons transmis les informations au département financier de l’entreprise. Ils devraient traiter le remboursement dans le courant de la semaine prochaine.

Nous vous remercions pour votre patience

Meilleures salutations,

M H

Ah oui, ça de la patience, il en faut avec eux… J’ai reçu le mail le dimanche, pour moi, la semaine prochaine commence donc le lendemain, lundi 9 février. 17 février, toujours pas de traces du virement sur mon compte. Je me décide à reprendre ma plume mon clavier.

Le 18, réponse :

Merci pour votre retour.

Nous avons maintenant procéder au remboursement. Vous devriez recevoir le virement dans le courant de la semaine.

Nous vous remercions pour votre patience

Meilleures salutations,

M H

Le 20 février, j’ai enfin le virement sur mon compte ! Ouf ! Bilan de l’opération, un colis qui n’a jamais été sous le sapin, plus de 2 mois et demi de perdu, 15€ fichus par les fenêtre pour tenter de joindre leurs livreur imbécile… Prentu rejoint ma liste de sites blacklistés… je vous invite également à boycotter les services de ce site, du moins tant qu’ils ont feront appels à ces incapables de chez GLS (et qu’ils sont infichus d’envoyer les colis avec un autre prestataire comme ils le promettent au bout d’un mois…). A chaque fois, c’est moi qui les ai sollicité, ils ne prennent jamais l’initiative de vous tenir informé… Je vais enfin pouvoir remplir leur fameuse enquête. Voici comment elle est intitulée (reçu le 26 décembre je le rappel) :

Vous avez reçu votre commande. Nous nous efforçons chaque jour à améliorer nos produits ainsi que nos produits, c’est pour cette raison que nous sommes curieux de savoir ce que vous pensez de vos produits et de votre expérience avec Prentu.

Dans quelle mesure serez vous prêt(e) à conseiller Prentu à vos amis ou vos proches, sur une échelle de 0 à 10?

Et bien devinez… même leur truc d’évaluation ne fonctionne pas… Des gros nazes !

 

Ikehack : meuble pour imprimante laser

Présentation du problème

Il y a un an, j’ai acheté une imprimante laser couleur, une HL-3140CW pour être précis. Ce genre d’imprimante est plutôt… mastoc, et n’est pas nécessairement du plus  bel effet exposé dans un salon ou une chambre… sans parler que cela prend la poussière et les doigts des enfants…

Je me suis donc mis en quête d’un meuble qui puisse accueillir ce type d’imprimante. Mes recherches n’ont rien donné, il semblerait que ce genre de produit n’existe tout simplement pas…

Je ne me suis donc pas démonté et je me suis mis à la recherche d’un meuble qui puisse accueillir ce type d’imprimante, un cube aux dimensions de 41 x 46,5 cm de base et 24 cm de haut, quitte à détourner un meuble qui n’était pas destiné à cet usage à l’origine. Le problème qui se pose également, c’est que le chargement des toner sur ce type d’imprimante se fait par le dessus, et cela demande donc de disposer d’un espace conséquent au dessus de l’imprimante (hauteur totale capot ouvert, environ 50 cm).

La HL-3140CW ouverte

La HL-3140CW ouverte

Plusieurs solutions :

  1. Garder un espace libre au dessus de l’imprimante pour changer les toner : perte de place énorme
  2. Sortir l’imprimante du meuble pour changer le toner vide : solution assez moyenne, l’imprimante pèse plus de 17 kg et bien sur les toner ne sont jamais vide en même temps : beaucoup de manipulations, peu pratique
  3. Disposer d’un tiroir pour « extraire » l’imprimante du meuble quand le besoin se présente

Cahier des charges

Le cahier des charges final sera donc :

  • Un meuble fermé, disposant de passages de câble
  • Largeur mini : 45 cm, profondeur mini : 50 cm (afin de disposer d’espace autour de l’imprimante pour son refroidissement)
  • Un plateau tiroir qui permette de sortir l’imprimante du meuble pour le changement des toner

Recherche du candidat idéal

J’ai recherché tout d’abord du côté des meubles sur mesure… on trouve des sites Web qui proposent du sur mesure partiel (un « modèle » est proposé et on peut adapter les côtes). Pas de salut de ce côté, en général, soit les dimensions maximales étaient en dessous des miennes, ou alors on ne pouvait pas avoir de portes ou des choses dans ce genre… Solution écartée assez rapidement.

J’ai donc commencé à regarder du côté du catalogue Ikea. Rapidement, il m’est apparu que les seuls meubles qui pouvaient répondre à mes besoins étaient des meubles de cuisines : ce sont les seuls à proposer une profondeur suffisante (le standard Ikea semble être à 60 cm, ce qui est parfait pour moi). En choisissant bien les couleurs du meuble et des portes, il y a possibilité de faire quelque chose qui ne fasse pas trop cuisine. J’ai retenu un élément bas de la gamme METHOD, avec un plan de travail assorti (j’ai choisi ce plan, utilisé côté blanc visible évidement). Les dimensions du meuble sont 60 cm de profondeur et 80 cm en hauteur comme en largeur.

Le problème de la tablette coulissante

Le marchand suédois ne propose aucune solution qui permette d’avoir un plateau qui sort du meuble. J’ai donc décidé de le jouer en mode DIY ! Je me suis rendu dans mon Leroy Merlin favoris pour dégoter 2 coulisses 50 cm à sortie totale. Avec 45 kg de charge max, j’ai de la marge.

Coulisse a sortie totale, 50 cm, charge max 45 kg

Coulisse a sortie totale, 50 cm, charge max 45 kg

Il suffit ensuite de leur adjoindre une planche de 50 cm de profondeur. J’ai opté pour une chute d’aggloméré en 18 mm dont je disposait à la maison.

Mise en œuvre

Il suffit dans un premier temps de monter le meuble selon le plan fourni par Ikea. Aucunes difficultés. Il vous faudra par contre vous équiper de quoi découper le plan de travail (idéalement scie circulaire… je l’ai fait à la scie sauteuse, mais c’est difficile de faire une coupe nette avec cet équipement, la lame ayant tendance à se vriller légèrement… dans tous les cas, l’aggloméré du plan de travail est tellement dur qu’il faudra équiper votre scie d’une lame neuve, impérativement, et vous armer de patience). Moyennant deux autres découpes (la bonne largeur + ajustage de la profondeur), vous pourrez vous servir de la chute pour faire l’étagère roulante.

On ne peut pas monter directement les glissières sur les montants du meuble. En effet, ouvertes, les portes débordent sur l’intérieur du meuble. J’ai donc choisi de placer entre les montants du meuble et les glissières une « entretoise » découpée dans de l’aggloméré de 18 mm d’épaisseur. J’ai retenu des entretoises de 4 cm de largeur (soit environ la largeur de la glissière) et de 50 cm de long (identique à la longueur des glissières).

Vissage de la glissière dans le meuble

Pour la mise en place de la glissière, j’ai tout simplement commencé par positionner l’ensemble glissière + entretoise sur les trous existants destinés à fixer les étagères fournies par Ikea. Cela a l’avantage d’assurer à la fois le niveau et que les 2 glissières soient bien face à face, d’autant que les trous des glissières tombent en face de ceux du meuble ! Cela laisse certes un espace d’environ 7-8 cm entre le plateau coulissant et le bas de meuble, mais c’était souhaité chez moi, cela laisse de l’espace en bas de meuble pour mettre les multiprises et stocker le surplus de câbles.

L’aggloméré Ikea fait 18 mm d’épaisseur, l’entretoise également. Il faut donc trouver des vis bois de 35 mm de long. On ne le trouve pas (ou difficilement) au détail, j’ai pour ma part acheté un kit de chevilles à aggloméré dont les vis faisaient la bonne longueur (de ce type).

Il faut ensuite fixer correctement l’ensemble en utilisant un nombre généreux de vis (pour ma part, 7 vis), car l’aggloméré résiste assez mal à l’arrachement. Il est impératif de faire un avant trou au diamètre du filetage dans l’entretoise (sinon, vous aurez des difficultés à plaquer l’entretoise au montant du meuble a cause du pas de vis qui éloigne l’ensemble lors du vissage. Un avant trou dans le bois du meuble permet également de faciliter grandement le vissage (les vis on peu de prise notamment à l’engagement dans le contreplaqué).

Vissage de la glissière côté plateau

Côté plateau, j’ai opté pour des vis de grande longueur : en effet on va visser dans le chant du contreplaqué, et la résistante est faible, d’autant que la charge viendra en cisaillement. J’ai donc retenu des vis de 4,5 mm de diamètre et 50 mm de long. La aussi, l’avant trou est indispensable, notamment pour pouvoir visser droit (vu la longueur des vis, si on ne visse pas droit, les vis risque d’effleurer voir de ressortir de la planche). La aussi, il faut se montrer généreux sur le nombre de vis pour répartir les forces.

Il est important de faire une découpe précise de la largeur du plateau, car le montage ne laisse que très très peu de marge de manœuvre : si c’est trop large, ça ne rentrera pas, si c’est pas assez large, on ne pourra pas emboîter les glissières. Le plateau ne fait que 50 cm de profondeur pour 60 cm de profondeur de meuble : les 10 cm au fond permettent de passer les câbles.

Basculement du meuble

Avec le plateau tiré, j’ai constaté qu’il avait tendance à basculer, même sans imprimante dessus. Il faut dire que ces meubles sont normalement conçus pour être fixés au mur, chose que je ne souhaite pas faire (location…). J’ai donc opté pour la solution du contrepoids. J’ai acheté chez Décathlon des poids d’altères, sous forme de 4 poids ronds en fonte de 5 kg (soit un total de 20 kg), que j’ai fixé sous le meuble grâce à des boulons : pas de place perdue à l’intérieur du meuble et poids invisible grâce aux plinthes (qui ne sont pas encore en place sur la photo). Une fois chargé, le meuble n’a plus tendance à basculer.

Il reste à faire un trou pour le passage de câbles à chacun des étages qui accueillera un périphérique nécessitant une alimentation électrique. Cela se fait très facilement et proprement à la scie cloche dans le fond du meuble en contreplaqué 3 mm.

Le montage en images

Le meuble fermé

Le meuble fermé

Ouvert - tiroir poussé

Ouvert – tiroir poussé

 

Ouvert - tiroir tiré

Ouvert – tiroir tiré