OpenSUSE Tumbleweed : lecteurs NFS qui ne se montent plus après mise à jour

Après une mise à jour de mon système, mes lecteurs réseaux NFS (montés via autoFS), ne se montaient plus. Il était également impossible de les monter via les autres biais. J’obtenais un message d’erreur de type :

mount.nfs: Protocol not supported

Il semblerait qu’un fichier de configuration n’ai pas été mis à jour lors de la mise à jour de mes outils NFS. J’ai trouvé la solution sur ce thread, je ne suis pas le seul à avoir eu ce soucis ! Apparemment, ce fichier de configuration est considéré comme un fichier de configuration utilisateur (quand bien même vous n’ayez JAMAIS édité ce fichier manuellement), et l’installateur créé un fichier de configuration suffixé .rpmnew, et c’est à vous d’effectuer la fusion !

Dans le cas d’un fichier de configuration que vous n’aviez pas touché, cela consiste à supprimer le fichier d’origine (ou plus sagement le renommer en .old dans un premier temps et à le nettoyer par la suite) et à renommer le nouveau fichier avec le nom du fichier de configuration d’origine. Dans mon cas :

sudo mv /etc/nsswitch.conf /etc/nsswitch.conf.old
sudo mv /etc/nsswitch.conf.rpmnew /etc/nsswitch.conf

Après un reboot, tout refonctionne, ouf !

Cette logique est vraiment chiante !!!

Vous pouvez vérifier si vous avez d’autres fichiers dans ce cas via la commande rpmconfigcheck.

Rollback avec btrfs sous OpenSuSE

J’ai ré-installé récemment ma machine sous OpenSuSE Tumbleweed (je souhaitais avoir des paquets plus récents dans les dépôts), et, à cette occasion, j’ai passé mon système de fichier système sous btrfs. Ce système de fichier offre un mécanisme de « snapshot », qui permet, d’enregistrer un état de tous les fichiers a un instant T, en vue de pouvoir restaurer cet état plus tard, si besoin. Cela peut par exemple servir si une mise à jour se passe mal et que le système devient instable ou inutilisable (c’est ce qui m’étais arrivé avec ma précédente installation d’OpenSuSE Leap).

OpenSuSE créé régulièrement et automatiquement des snapshot, notamment avant chaque mise à jour via YaST. Un script m’a fracassé aujourd’hui ma configuration KVM (virt-manager n’arrivait plus à se connecter à KVM). J’ai donc décider de tenter un rollback ! Je parvenais, via btrfs subvolume set-default snapshotId /, à rebooter sur un ancien snapshot, mais celui ci était en lecture seule, et la commande btrfs property set -ts @/path/to/snapshot ro false restait sans aucun effet !

Après quelques recherches, j’ai découvert que c’était encore plus simple sous OpenSuSE ! Il suffit de rebooter, et dans GRUB, de demander de démarrer sur un snapshot en read-only. Une fois démarré, on vérifie que ce qui nous interesse est revenu dans l’ordre, puis, si cela convient, on tape dans un terminal :

sudo snapper rollback

Et voila, reste à rebooter et le tour est joué, le FS est restauré dans l’état demandé via le GRUB et redevient en lecture-écriture !

Ouf !

Bref, avant de s’agacer, RTFM !

Remplacement de batterie onduleur APC Back UPS 700

J’ai acheté en avril 2015 un onduleur APC BackUPS 700, pour protéger le NAS qui héberge mes précieuses données.

Depuis quelques mois, la batterie donnait des signes de faiblesse : le NAS se mettait à bipper de façon continue avec le voyant qui clignotait : la notice indique batterie en fin de vie. Après quelques mois passés avec un reboot régulier du NAS quand il se mettait en erreur, il a fini par abdiquer de façon définitive, avec impossibilité de rallumer l’onduleur et les appareils connectés dessus.

Officiellement, ce NAS n’est pas prévu pour permettre le remplacement de la batterie par l’utilisateur. Dans la pratique, c’est faux ! Il suffit de retirer la façade avec les 2 vis accessibles dessous, et on accède à la batterie simplement branchée via des câbles à cosses.

APC BackUPS 700 ouvert

APC BackUPS 700 ouvert

Il suffit de sortir la batterie pour y lire la référence :

La batterie en fin de vie, référence GP1272 F2

La batterie en fin de vie, référence GP1272 F2

Un coup de Google permet de voir que cette référence est disponible pour une trentaine d’euros, voir parfois moins sur certains sites.

Le changement est trivial, il faut juste prendre garde de ne pas inverser les polarités (difficile de se tromper avec le code couleur…). Ne jetez pas votre veille onduleur qui peut repartir pour 3 ans environ moyen cette modique somme, vous éviterez ainsi d’aller rajouter un lourd onduleur sur les tas de déchets que nous produisons déjà tout au long de l’année !

J’ignore combien APC facture cette opération si on la leur demande en SAV comme le demande le manuel. Mais je suis prêt à mettre ma main à couper que le tarif est dissuasif, au prix d’un onduleur neuf si ce n’est plus… alors qu’il y a pour 30€ de pièces et 10 minutes (et encore…) de main d’oeuvre.

Il n’y a ensuite plus qu’à aller déposer la batterie usagée dans une déchetterie (en principe toutes celles qui acceptent les batteries auto devraient accepter cette petite batterie de même technologie).

Liseuse : l’horreur des DRM

Le père Noël nous a apporté dans sa hotte une liseuse Kindle (Amazon). J’ai fait le choix de cette marque car leur catalogue est sans conteste l’un des plus important !

La lecture est effectivement très reposante, infiniment plus que sur un écran, et j’apprécie aussi la légèreté et le fait que l’on ne soit pas embêté par le livre qui se referme tout seul… on peut vraiment lire dans toutes les positions sans se prendre le chou ! De même, on reprend toujours la lecture sur la dernière page, quoi qu’il arrive, plus besoin de courir après un marque pages !

Côté bouquins, le plus simple est effectivement de faire ses emplettes dans la boutique dans laquelle la liseuse a été achetée. Dans un tel cas, le livre est immédiatement disponible sur la tablette (si tant est qu’elle soit connectée à un réseau Wifi – ou 3G pour les modèles compatibles). Ça se corse si on souhaite s’approvisionner ailleurs (parcequ’un titre est introuvable sur la boutique d’origine de la liseuse par exemple), ou si on souhaite archiver ses eBook dans un format « standard » pour le cas ou on changerait un jour de crèmerie à l’occasion d’un renouvellement de liseuse par exemple. Dans mon cas, la médiathèque de ma commune met à disposition un certain nombre d’eBooks sur son site Web. Ils ont recours pour la diffusion aux services du logiciel Adobe Digital Edition. En théorie, une fois l’eBook téléchargé via Adobe Digital Edition, il suffit de brancher sa tablette, qui sera reconnue par le logiciel d’Adobe, ce qui permettra de charger l’eBook sur la tablette. Ça, c’est le théorie, j’ai essayé la manip, la Kindle n’est pas reconnue. Après vérification, la Kindle n’est pas compatible avec le logiciel d’Adobe (ouais, ils ont réussit à pondre un truc pas compatible avec le modèles de liseuses du leader mondial dans le domaine…). Bien sur, comme les eBook sont protégés et pas dans un format supporté par la tablette (ePub alors que la Kindle attend des .mobi ou des .aws), ça n’est même pas la peine de les copier directement à la main dans la liseuse.

Liseuse Kindle

Liseuse Kindle

Heureusement, il existe des logiciels capables de supprimer les DRM et d’effectuer la conversion pour les rendre compatibles avec a peu près n’importe quelle liseuse.

Supprimer les DRM des eBooks avec Calibre

J’ai toujours une préférence pour les logiciels libres, j’ai donc naturellement orienté mon choix vers Calibre et son plugin DeDRM. Il vous faudra les logiciels Adobe Digital Edition (ADE). Le plugin DeDRM suggère d’installer la version 2.0.1 (disponible ici), les versions 3.0 et suivantes étant susceptibles d’utiliser des DRM que DeDRM ne sais pas encore faire sauter. Malheureusement, il se peut que certains fournisseurs requièrent une version plus récente, c’est le cas de certains eBooks de la médiathèque de ma commune, étrangement pas de tous… Pour ces eBooks récalcitrants, voir plus bas ! Il semble que certaines personnes parviennent à lancer ADE sous Linux via Wine. Je n’y suis pas parvenu, que cela soit pour ADE 2.0.1 ou ADE 4.5.7. J’ai donc installé ADE et Kindle for PC sous Windows via mon instance virtualisée sous KVM de l’OS de Microsoft. Il faudra vous créer un Adobe ID. Et ensuite ajouter vos livres dans ADE.

La procédure :

  • Installez Calibre
  • Téléchargez le plugin DeDRM
  • Dézippez l’archive de DeDRM, vous trouverez dedans un dossier DeDRM_calibre_plugin contenant un fichier DeDRM_plugin.zip, c’est ce fichier qu’il faut fournir à Calibre
  • Installez le plugin dans Calibre. Sous Calibre :
    • Menu Préférence
    • Dans la section avancé, cliquez sur Plugin
    • Cliquez sur charger une extension à partir d’un fichier
    • Sélectionnez le fichier DeDRM_plugin.zip, validez puis relancer Calibre pour activer le nouveau plugin
    • En principe, DeDRM importe automatiquement vos clés ADE et Kindle For PC. Vérifiez en retournant dans Préférences/Avancé/Plugin, sous la section extensions Type de fichier, vous devez trouver DrDRM. Double cliquez dessus. Il doit y avoir une ligne default_key pour Adobe Digital Edition ebooks et Kindle For Mac/PC ebooks. Profitez en pour ajouter le numéro de série de votre Kindle sous eInk Kindle ebools (cela permettra de déchiffrer les ebooks que vous auriez récupéré directement dans la liseuse en la connectant à votre PC par USB. Ce numéro de série se trouve sur la boite de la Kindle, ou dans ses Paramètres sous Options de l’appareil -> Infos sur l’appareil). Je vous conseil d’exporter les clés (vous permettra de déchiffrer vos ebooks cas d’import ultérieur sur une autre machine par exemple).

      Configuration de DeDRM

      Configuration de DeDRM

  • Vous êtes prêts ! Les ebooks sont DéDRMisés à leur import. Il faut donc réimporter les ebooks avec DRM que vous auriez déjà importé. Les ebooks ADE se trouvent sous Documents/My Digital Editions, et sous Documents/My Kindle Content pour Kindle.

Lors du premier lancement de Calibre, il vous sera proposé configurer vos comptes et notamment pour la Kindle, l’adresse mail privée vers laquelle envoyer vos eBook déDRMisés pour qu’ils soient importés dans la tablette. Je vous conseil de le faire, c’est très pratique ensuite, car Calibre fera tout le nécessaire (conversion si nécessaire puis envoi sur l’adresse adéquate). J’ai personnellement créé un compte mail sur GMX, l’intérêt est que ce service autorise des pièces-jointes de 50 Mo (contre 25 Mo seulement pour GMail), ce qui est pratique pour les gros eBook (et évitera d’encombrer votre boite mail principale).

Procédure complémentaire pour les DRM récalcitrants

On l’a vu, DeDRM ne déchiffre pas (encore) certains DRM des versions ultérieures à la version 2.0.1 d’ADE. J’ai dégoté un petit logiciel s’appelant ePUBee DRM Removal. Vous pouvez le télécharger ici, installez le, et lancez le. L’utilisation est simplissime, puisqu’il détecte tout seul les eBooks, puis les déchiffre et les met dans C/Users/nomDUtilisateur/AppData/Romaing/decrypt. Il vous suffit d’importer ces fichiers dans Calibre, et le tour est joué !

Conclusion

Si l’usage dans la boutique d’origine de la liseuse est très simple (2 clics pour acheter un eBook), c’est vite assez galère, à cause des mesures de protection, dès qu’on sort de la boutique d’origine. Heureusement, des outils assez simples et faciles à installer permettent de rendre lisible les eBook sur à peu près n’importe quelle liseuse. La principale difficulté est de trouver le bon outil, la bonne procédure, et éventuellement de configurer les outils.

Pour archives, je remet les outils ici :

Notre deuxième voiture : un vélo cargo biporteur

Depuis novembre 2016, je me rend au boulot tous les jours à vélo, sans exceptions, qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il vente (le second est rare à Bordeaux, mais le premier et le troisième sont réguliers) ! Conséquence immédiate : notre seconde voiture ne roulait presque plus ! Largement moins de 100 km par mois, voir même moins de 50 ! Conserver cette seconde voiture pour rouler si peu est un non sens économique (coûts fixes + dépréciation temporelle, déjà que de base la possession automobile n’a rien de très rationnel, alors la…).

Depuis plusieurs mois, l’idée de la remplacer par un vélo capable de transporter nos 2 enfants et/ou des charges encombrantes avait donc fait son chemin dans nos esprits…

Début mai, je me rend donc chez un velociste spécialisé notamment dans les velos-cargo à Bordeaux. Nos critères sont les suivants :

  • Plutôt biporteur, pour la maniabilité aussi bonne qu’un vélo classique et la stabilité en virage (contrairement au triporteur, qui lui est stable à l’arrêt, mais pas stable en virage)
  • Avec assistance électrique, oui parce qu’un tel vélo vide, c’est déjà lourd, mais alors chargé dans une côte, le petit coup de main de la fée électricité est plus que bienvenu !

Le choix dans les modèles dispo à l’essai se réduisait donc à l’Urban Arrow et au Douze Cycle (les 2 autres marques principales étant bakfiets et Bullitt, mais non disponibles à l’essai avec assistance), ça tombait bien puisque c’était ces deux marques que j’avais plus spécialement repéré.

De base j’avais une préférence pour le Douze, une marque française, avec des lignes que je trouve très esthétique ! La marque met en avant 2 innovations essentielles : le cadre en 2 parties, qui permet de se faire un cadre « à la carte » et de faciliter le transport du vélo (3 cadres arrière : traditionnel, ouvert, et grand taille. 3 taille de cadre avant, avec plateforme de 40, 60 ou 80 cm de longueur), et le système de direction par câble, qui permettrait une meilleure maniabilité.

En essai comparatif, force est de constater que le Douze marque des points. Je le trouve en effet plus facile à conduire, et son rayon de braquage est clairement meilleur que celui de l’Urban Arrow, en ville, ça a son intérêt, en circulation, mais aussi dans les manœuvres de stationnements ! On est très vite à l’aise sur le Douze ! Au bout de quelques minutes je suis suffisamment en confiance pour démarrer en danseuse ! C’est un vélo cargo magique qui se conduit aussi bien et aussi facilement qu’un vélo normal. C’est un vélo normal ! Le vendeur le sait et a poussé le vice jusqu’à me proposer de le tester avec mon fils dans la caisse sans même l’essayer à vide (j’ai décliné et j’ai d’abord fait un tour à vide !).

Le Douze Cycle en version blanche, extra long, avec sa canopy. Source : site Douze-Cycle.com

Le Douze Cycle en version blanche, extra long, avec sa canopy. Source : site Douze-Cycle.com

Notre choix se porte sur le Douze, en version extra-long (caisse de 80 cm de long pour 60 de large), histoire de pouvoir y caser nos 2 enfants plus un peu de barda ! Nous y retournons quelques temps plus tard avec ma compagne, histoire de valider le choix. Elle l’essaye, est moins à l’aise que moi au début, mais elle valide. Dans la foulée, nous mettons donc notre deuxième voiture en vente… vendue (très bien) en 15 jours. Avec les 600€ de subvention de Bordeaux Métropole, auxquels Mérignac, ou nous résidons, ajoute 100€, nous n’avons besoin d’abonder que de quelques centaines d’euros prises dans nos économies pour boucler le budget, le vélo sera donc « amorti » en quelques mois, si on considère l’économie d’assurance, de carburant, et d’entretien issu de la suppression de la seconde voiture ! Début juillet, je retourne au magasin passer commande. Configuration retenue, un Douze blanc Extra Long, avec sa canopy, motorisation pédalier, et transmission par courroie (les chaines souffrent sur ce type de vélo avec motorisation pédalier, du au poids du vélo et du couple important fourni. Cela nécessite donc un changement de chaîne tous les 2000 km, voir moins. La courroie, elle, est inusable, ou quasiment).

Viens ensuite l’attente… Trop longue (en fait 3 semaines… C’est pas énorme en fait). Il est disponible au magasin le 21 juillet, je m’y rend, accompagné de mon fils, aussi impatient que moi ! Nous prenons possession de notre nouveau véhicule urbain. Je vais devoir me lancer dans la circulation bordelaise avec l’engin ! Petit détour par le miroir d’eau, à 2 tours de pédales du magasin. Nous nous lançons ensuite dans la dizaine de km qui nous sépare de la maison. Malgré le petit dénivelé, et le poids du vélo, cela se fait sans difficultés et à bon rythme, merci l’assistance. Je suis très vite à l’aise sur le vélo, après quelques hésitations sur les premiers km.

Le week-end suivant, nous avons pic-nic. Nous décidons d’y aller à vélo. C’est à l’autre bout de Bordeaux. Au programme 15 bornes aller, 15 bornes retour, avec une bonne grosse côte sur la fin du trajet (un petit mur de 60 m de dénivelé sur 1,8 km, soit presque 3,5%). Avec les 2 enfants dans la caisse et le pic-nic sur le porte bagage, je fait l’essentiel du trajet sans assistance, je joue le jeu en ballade quand je suis accompagné de ma chérie, qui elle est sur un vélo sans assistance. J’ai mis un peu d’assistance dans la montée, car il faut bien avouer que la masse du vélo chargé devient vraiment pénalisante dans cette situation. Au final, 30 km A/R qui sont passés très facilement, et de boucler 150 km sur la première semaine d’utilisation !

Après seulement 3 mois d’utilisation, nous avons franchi la barre des 1000 km parcourus avec le cargo. Cela démontre que ce vélo est vraiment venu remplacer une voiture. Nous ne nous servons plus de la voiture pour les courses, ni pour un simple trajet de quelques km avec les 2 enfants. Les enfants sont au sec et à l’abri du vent et du froid dans tous les cas (d’ailleurs, notre aîné adore nous dire que nous allons être mouillé et pas lui !).

Rapidement, j’en suis arrivé à accrocher le système follow-me derrière le cargo ! L’ensemble fait environ 3,60 m de long, mais reste tout à fait pilotable (et fait aussi les cuisses) !

Follow-Me attelé au cargo biporteur Douze Cycle

Follow-Me attelé au cargo biporteur Douze Cycle

Ainsi attelé, il est très facile d’avoir suffisamment de place dans la caisse pour y loger ma fille et les courses pour 4 pour la semaine (en général, dans cette configuration, je prend les sacoches, ça permet de charger sans jouer à Tetris).

Les freins de base (hydrauliques à disque 160 mm Tektro) sont peut-être un chouilla limite quand on roule très très chargé (proche de la limite de poids soit entre 160 et 200 kg de charge). Une bonne anticipation devient alors nécessaire pour rouler en sécurité.

Si j’ai personnellement trouvé la prise en main très simple, cela fut un peu plus long pour ma compagne pour se trouver à l’aise avec ce vélo. Elle à fini par y arriver au bout de quelques temps. Je pense que la technique est de bien utiliser les freins pour se stabiliser au démarrage (au début, après, on démarre sans y penser). Il faut aussi ne pas chercher à savoir où passe la roue avant, et oublier qu’elle est 1 mètre 20 devant ! Je pense que la canopy aide à cela, du fait qu’elle cache la roue (au moins pour les cyclistes de moins d’1,75 m). Se dire que c’est un vélo normal et faire comme tel ! Après l’avoir fait essayer à au moins 5 ou 6 personnes (avec une grande diversité de pratique cyclistes), toutes on réussit à démarrer dessus immédiatement et rapidement prendre des virages relativement serrés.

Dans les options utiles, j’ai pris le porte bagages, au cas ou. Je pensait que ça serait peut-être superflu, mais finalement c’est très utile pour laisser de la place dans la caisse aux enfants.

J’ai également découvert avec ce vélo le système de transmission NuVinci. C’est un moyeu vitesse à variation continue : on a plus de « crans » de vitesse comme sur les transmissions classiques. La poignée tourne en continu (comme un accélérateur de moto, mais sans ressort de rappel), et le rapport devient progressivement plus dur. C’est très agréable comme système, car on n’hésite plus entre 2 rapports, on est toujours sur sa cadence de pédalage optimale (pour moi entre 85 et 95 RPM sur du plat, jusqu’à 105/110 en montée), et bien sur comme toit moyeu vitesse, on peut changer à l’arrêt.

Un avantage que je n’avais pas anticipé de ce type de vélo : on est beaucoup moins mouillé quand il pleut ! La caisse protège évidement un peu de la pluie qui arrive en face, mais surtout, la roue avant loin devant évite de prendre des gerbes de flotte lorsque la chaussée est mouillée !

Rendez vous dans quelques mois pour un second bilan !

Code Colorer avec PHP7

J’ai récemment migré mon hébergement vers PHP 7. J’ai ensuite constaté que mes blogs sur lesquels étaient actif le plugin code colorer ne fonctionnaient plus. Malheureusement, ce plugin ne semble plus maintenu, et il ne faut donc pas compter sur une hypothétique mise à jour pour corriger le problème. Heureusement, certains proposent la solution. Je la reprend ici pour archives.

PHP Warning: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead in [...]/wp-content/plugins/codecolorer/codecolorer-core.php on line 50

Dans le fichier wp-content/plugins/codecolorer/codecolorer-core.php, trouvez les lignes suivantes (vers la ligne 50) :

/** Search content for code tags and replace it */
function BeforeHighlightCodeBlock($content) {
$content = preg_replace('#(\s*)\[cc([^\s\]_]*(?:_[^\s\]]*)?)([^\]]*)\](.*?)\[/cc\2\](\s*)#sie', '$this->PerformHighlightCodeBlock(\'\\4\', \'\\3\', $content, \'\\2\', \'\\1\', \'\\5\');', $content);
$content = preg_replace('
#(\s*)\<code(.*?)\>(.*?)\(\s*)#sie', '$this->PerformHighlightCodeBlock(\'\\3\', \'\\2\', $content, \'\', \'\\1\', \'\\4\');', $content);

return $content;
}

Et remplacer par :

/** Search content for code tags and replace it */
function BeforeHighlightCodeBlock($content) {
$content = preg_replace_callback('#(\s*)\[cc([^\s\]_]*(?:_[^\s\]]*)?)([^\]]*)\](.*?)\[/cc\2\](\s*)#si', function($matches){
return $this->PerformHighlightCodeBlock($matches[4], $matches[3], $matches[2], $matches[1], $matches[5]);
}, $content);
$content = preg_replace_callback('#(\s*)\<code(.*?)\>(.*?)\(\s*)#si', function($matches){
return $this->PerformHighlightCodeBlock($matches[3], $matches[2], '', $matches[1], $matches[4]);
}, $content);

return $content;
}

Convertisseur DC-DC 12V -> 0.75-5.5V 16A

Je dispose d’un gonfleur destiné à gonfler des matelas pneumatiques de chez Décathlon (ce modèle). Il s’agit d’une chinoiserie extrêmement mal conçue, car il est équipé d’une batterie NiMh, mais sans aucun circuit de gestion de charge, ni aucun circuit de décharge. Résultat, au bout de quelques utilisation, la batterie est fichue, car elle a été déchargée trop profondément, puis rechargée d’une façon incorrecte (pas de circuit de détection de fin de charge → la batterie finie surchargée, ce qui l’use). Vous trouverez des éléments sur la théorie de charge des batteries NiMh ici.

Bref, fort de ce constat, j’ai décidé de virer la batterie est de faire fonctionner ce gonfleur avec une alimentation externe. J’ai donc modifié le gonfleur pour faire sortir des fils d’alimentation que je voulais brancher sur mon alim de labo 5A. Il s’avère que ce gonfleur consomme en réalité bien plus, et mon alimentation se mettait en protection courant constant, et me limitait à environ 1,6V/5,1A, alors que le gonfleur fonctionne sous 3,6V. Un rapide calcul avec la loi d’ohm montre que le chargeur consommerait dans les 12A à sa tension nominale :

  U = RI \\  R = \frac{U}{I} = \frac{1,6}{5,1} \approx 0,31 \Omega

La résistance exposée par le gonfleur vaut donc 0,31 Ω, soit alimenté sous 3.6V :

  U = RI \\  I = \frac{U}{R} = \frac{3,6}{0,31} \approx 11.5A

Le prix des alimentations de laboratoire 10A ou plus devient assez vite excessif à mon goût (surtout vu l’usage envisagé). J’ai donc eu l’idée de me construire un convertisseur qui prendrait en entrée une tension de 10 à 15V sous 5A maximum et me donnerait à la place une tension de 3.6V sous une quinzaine d’ampères.

J’ai décidé de partir sur un convertisseur DC-DC (dit buck converter) du commerce, et de « concevoir » le boitier et les commandes qui vont autour. J’ai retenu ce modèle de chez Murata, capable de sortir une tension séléctable entre 0.75 et 5.5V, sous 16A. Quitte à faire un boitier, autant que celui-ci soit polyvalent, et donc puisse me permettre de sortir l’ensemble de la gamme de tension autorisée par le convertisseur.

Le convertisseur OKX10

Le convertisseur

La tension en sortie du convertisseur est réglable par un jeu de résistances. Le boitier sera donc équipé d’un bouton ON/OFF, d’un potentiomètre de réglage, d’un bouton permettant de choisir le « calibre » (limitation du range à 3.6V pour mon gonfleur ou range complet jusqu’à 5.5V), d’un bouton permettant d’avoir la tension minimale du convertisseur (0.75V, mon potentiomètre de 100 kΩ me limitant à environ 0.85V). Le convertisseur étant capable de compenser la chute de tension dans les câbles, j’ai également ajouté un bouton qui me permet de faire soit la compensation en mesurant la tension aux bornes du boitier, soit la compensation en utilisation un retour de la tension venant de l’extérieur.

Le schéma final du montage ressemble donc à ça :

Montage convertisseur CC-CC Murata non isolé, régulé, sérioe OKX

Montage convertisseur CC-CC Murata non isolé, régulé, série OKX

Je pense que le schéma parle de lui-même.

Les condensateurs de faible valeur (22, 10 et 1 µF) sont montés conformément à la recommandation de la datasheet du convertisseur. Le condensateur 1000 µF a été monté ensuite car mon alimentation 5A ne parvenait pas à alimenter suffisamment le convertisseur durant la montée en régime du moteur : elle se mettait en protection courant constant, en faisant chuter la tension, ce qui faisait s’éteindre le convertisseur (appel de courant à la montée en régime du moteur). Cela arrivait quand je montait la tension en sortie vers 3.2V. Avec ce condensateur, j’arriver à faire monter progressivement la tension de sortie à 3.6V sans que mon alimentation se mette en protection (enfin, elle s’y met brièvement lors de ma montée en régime du moteur, mais le condensateur fait sont travail pendant ce temps et le convertisseur reste allumé. Il est important que le régulateur ne s’arrête pas, car il met une dizaines de ms pour redémarrer).

La résistance R1 vise à empêcher de descendre en dessous de 1.21 kΩ, ce qui évite de risquer de faire monter la tension du régulateur au delà de son maximum spécifié : 5.5V. L’interrupteur 0.75VSwitch vise à mettre une résistance « infinie » afin d’avoir la tension minimale disponible. Enfin la résistance de 1.47 kΩ court-circuitable permet de mettre une résistance totale minimale de 2.68 kΩ, et donc de limiter la tension maximale à 3.6V. J’ai personnellement utilisé pour cette fonction deux résistances en série de 470 et 1000 Ω que j’avais sous le coude.

Pour le réglage de la tension, j’ai utilisé un potentiomètre logarithmique. Cela est imposé par la conception du régulateur, la fonction qui donne la résistance R à appliquer en fonction de la tension U à obtenir est en effet :

  R = \dfrac{10500}{U-0,7525 }-1000

Ce qui donne une courbe loin d’être linéaire :

Résistance à présenter au convertisseur en fonction de la tension voulue


Résistance à présenter au convertisseur en fonction de la tension voulue

Le branchement du potentiomètre est important. Celui-ci dispose de 3 broches. Initialement, je l’avais branché de sorte que la résistance maximale soit présentée lorsque le bouton est complètement à gauche, histoire d’avoir la tension basse sur le côté gauche de l’échelle. Malheureusement, le comportement logarithmique associé à la logique du convertisseur faisait que la tension résultant restait en dessous de 1V sur la quasi 90% de la course, puis passait brutalement sur les tensions supérieures sur les 10% restants… pas très utilisable. Je me suis résolu à brancher le potentiomètre sur l’autre broche, ma tension mini se trouve donc sur la droite du bouton, mais le potar est déjà bien plus utilisable (même si pas encore totalement linéaire comme je l’aurai souhaité).Je pense qu’un potar antilog aurait permi d’avoir le même comportement avec le bouton dans le « bon » sense. Ci dessous, la courbe de la tension en sortie en fonction de la position du curseur.

Tension résultante en fonction de la position du potentiomètre


Tension résultante en fonction de la position du potentiomètre

Il est possible de commuter du circuit de surveillance de tension interne à une mesure externe grâce au switch SenseInternal. Bon à savoir, en l’absence de retour de tension sur la broche sense, la sortie est limitée à la tension de consigne (elle ne part pas en butée et heureusement).

En interne, les câbles de puissance sont en 2.5 mm², les câblages de commande en 0.2 mm². Pour pouvoir repiquer aisément les câbles 2.5 mm² sur la plaque à bande, ceux-ci sont connectés via des borniers. Les pistes des broches de puissance sont renforcées avec une bonne épaisseur d’étain. Les broches de puissances qui ne peuvent pas être connectées entre elles par un pont d’étain (essentiellement les broches Output+ et Common) sont connectées entre elles par du câble 2.5 mm² branché côté composant via les borniers.

Le résultat final donne ceci :

Vue interne convertisseur DC-DC

Vue interne convertisseur DC-DC

Mise en boitier

Attention, les dimensions de la plaque à bandes sont légèrement supérieures aux dimensions internes du boitier (j’ai été étonné de ne pas trouver de boitier qui colle pile aux dimensionnions de la plaque à bande, qui semble pourtant présenter des dimensions plus ou moins standard). Il est donc nécessaire de raboter légèrement (environ un demi millimètre) 2 des côtés de la plaque. Pensez à le faire avant d’implanter les composants… Je l’ai fait pour ma part à la ponceuse dremel, l’inconvénient de cette technique étant qu’il est très difficile de faire des côtés bien droits…

La plaque à bandes est immobilisée dans le fond du boitier grâce à des morceaux de contreplaqué 5 mm d’épaisseur, eux-même fixés au boitier par les connecteurs.

Le perçage du boitier est assez galère, mine de rien, ce plastique de 3 mm d’épaisseur n’est pas simple à travailler. Il faut s’équiper d’une visseuse avec un bon couple. Le plus délicat à été le perçage du support de fusible, j’ai essayé à la dremel, mais vu l’épaisseur du plastique, la disque traverse difficilement. Bref, c’est système D sur ce point (et du coup, mon porte fusible n’est pas installé très horizontalement).

La façade est simplement faite en papier que j’ai ensuite plastifié et collé sur le boitier au double face, non sans avoir au préalable découpé aux endroits idoines avant l’installation.

Façade installée sur le boitier


Façade installée sur le boitier

J’ai utilisé un « gabarit » pour le perçage des trous des fiches bananes femelles sur le côté du boitier :

Gabarit de perçage


Gabarit de perçage

Le fichier « source » de la façade et de ce gabarit est disponible ici au format SVG Inkscape, si vous souhaitez le modifier.

La température dans le boitier est à surveiller. Le rendement du convertisseur est de l’ordre de 92% (datasheet, 12V@3.3V, avec 14 V en entrée), soit une dissipation thermique de 3 à 4W. J’ai mené un petit test, sur 8,5 minutes,  la température est passée de 23 à 40°C dans le boitier. A cette température, le « dérating » d’intensité est donné pour 14.5A. J’ai donc un peu de marge vis à vis de la surchauffe du convertisseur. Pour un usage prolongé à ces intensités où au delà de 14.5A, il faut prévoir au moins une aération du boitier, voir une ventilation active si on pousse le convertisseur dans ses retranchements.

Courbes de rendement et de derating sous 3.3V


Courbes de rendement et de derating sous 3.3V

A noter que plus la tension d’alimentation est faible, meilleur est le rendement. J’ai donc pour ma part opté pour une solution intermédiaire : démarrage du moteur avec en entrée une tension élevée (13.5V), puis abaissement de la tension d’entrée afin de profiter d’un meilleur rendement (et donc moins produire de chaleur dans le boitier). Avec mes 3 condensateurs de 1000 µF, j’arrive à descendre aux alentours de 10V en entrée.

Le boitier vu de côté

Le boitier vu de côté

Le boitier vu du dessus

Le boitier vu du dessus

Liste des composants

En lien chez Radiospares et Conrad car c’est chez eux que j’ai commandé… je n’ai pas d’actions chez eux 😉 ! D’ailleurs, vous constaterez que certains items sont liés chez les 2 vendeurs, pour que vous puissiez choisir le meilleur tarif ou le plus adapté à vos quantités (exemple les interrupteurs : 2 modèles non identiques chez les 2 vendeurs, par 10 chez RS, à l’unité chez Conrad).

Chez Conrad

Il vous faudra évidement des fusibles auto à placer sur le porte fusible. Si vous n’en avez pas, vous pouvez partir sur un kit de ce genre, bien pratique.

Je suppose que vous avez sous le coude du fil 2.5 mm² souple.

Pour brancher le moteur, j’ai opté pour des fiches bananes classiques (rouge, noir, vert).

RS n’expédie plus aux particuliers via son site officiel, il faut passer par leur site particulier. Les pièces sont au même tarif sur les 2 sites, mais affichés HT sur le site pro et TTC sur le site particuliers. Pour retrouver un composant sur le site particulier, il suffit de taper le numéro du composant dans la barre de recherche.

Le budget global en composants et boîtiers est d’environ 80€, modulé selon le matériel dont vous pouvez déjà disposer.

Essai

A l’essai, le système fait son petit effet : matelas 2 places gonflé en moins de 3 minutes. Je pense que le système est plus efficace que l’original avec sa batterie !

Merci au passage aux membres du forum Futura Science pour leurs judicieux conseils sur ce montage !

Booster DC

On l’a vu, pour améliorer le rendement du convertisseur, il faut le faire fonctionner à la tension d’entrée la plus basse possible. J’ai constaté que je pouvais abaisser ma tension d’entrée en rajoutant des capacités en entrée du boitier. Comme je ne savais pas quel serait l’impact de ces capacités, j’ai décidé de ne pas les mettre en interne du convertisseur, mais de les ajouter en externe. J’ai donc rajouté un petit boitier qui contient environ 8300 µF de condensateurs (5×1000 µF + 3300 µF).

En photo, ça donne ceci :

La face composant du booster

La face composant du booster

La face piste du booster

La face piste du booster

Avec ce boitier, je gagne 1 à 2V sur ma tension d’entrée avant que mon alimentation se mette en courant constant. Concrètement, cela me permet, une fois que le moteur à pris sa vitesse nominale, de descendre ma tension d’alimentation de 13V à un peu moins de 10V.

Il n’y a qu’un seul jeu de fiches bananes sur ce boitier : j’empile 2 fiches bananes sur chacune des prises femelle : un des câbles va vers l’alim, l’autre vers le convertisseur.

Le tout rentre tout pile dans le petit boitier !

Les composants sont pris chez Conrad :

Accouchement à domicile, vu par un papa

Un article un peu hors sujet sur ce blog, mais j’avais envie de partager cette aventure vécue début mars.

Pour la naissance de notre deuxième enfant, nous avons fait le choix, avec ma compagne, de l’accouchement à domicile (AAD). Ce choix s’est fait naturellement pour elle, un peu moins pour moi.
Nous recherchions avant tout moins de médicalisation, un accouchement où nous pourrions être acteurs et non simples spectateurs entravés par l’appareillage et les procédures médicales (mouvements limités par la présence permanente du monitoring, pose imposée et systématique d’un cathéter juste au cas où on aurait besoin d’une perf, accouchement imposé en position gynécologique, les personnes, inconnues jusqu’alors qui ne se présentent pas en arrivant en salle de naissance…).

Bref, dès que nous avons su qu’elle était enceinte, nous avons pris rendez-vous chez une sage-femme qui pratique l’AAD.

Le suivi global est également très appréciable : une seule personne (notre sage-femme) suit l’ensemble de la grossesse, avec consultation des spécialistes au cas par cas (en gros les seules les échographies ne sont pas au cabinet de la SF). C’est également cette même sage-femme qui assure les cours de préparation à l’accouchement (avec bien sur un focus sur la gestion de la douleur qu’il faut gérer sans péridurale).

Ces cours sont aussi l’occasion de voir que la nature est terriblement bien faite… Mais qu’on perturbe beaucoup de choses car on est trop interventionniste. Par exemple, j’ai l’impression qu’en maternité, ils n’ont qu’une obsession quand une femme se présente pour un accouchement : rompre la poche des eaux, pour accélérer le travail… Quand on t’explique que cette poche des eaux a aussi pour rôle d’amortir la pression de la tête du bébé sur le col, et donc de réduire la douleur, on ne comprend plus trop bien sur quoi est basé ce besoin irrépressible de la percer à tout prix ! Ils feraient mieux de permettre à la maman de rester verticale, ça ça aide faire descendre le bébé et accélère le travail !

Enfin arrive le jour J ! Pas mal de contractions le matin dès 4h, ma compagne se lève car elles l’empêchent de dormir. Elle vient me réveiller vers 6h car la douleur devient trop importante, nous décidons d’appeler la sage-femme vers 7h pour qu’elle passe voir où ça en est. Notre aîné est envoyé chez des copains pour la journée ! La sage-femme est chez nous à 7h30, les contractions se sont un peu calmées, pour elle ça n’est pas encore pour tout de suite… Elle lui propose de se reposer ce matin et de voir comment cela évolue dans la journée… Pour ma part, direction le boulot. Pour ne pas rester seule avec ses contractions, elle fait appelle à sa doula qui l’aidera à gérer la douleur.

Fin de journée, je passe chercher notre aîné et nous rejoignons ma compagne. La doula l’aura beaucoup accompagné pour gérer la douleur des contractions toute la journée. A mon retour, les contractions ce sont un peu calmées. Repas, puis couché de l’aîné, qui dort vers 21h. Les contractions se sont remises en route, j’accompagne comme je peux pour tenter soulager un peu la douleur ! Les bougies sont allumées et participent à créer une ambiance favorable à la relaxation : ce sera notre seule source de lumière pour les heures qui vont suivre.
Le contractions deviennent moins supportables, ma compagne demande à aller à la maternité. Je la soutien du mieux que je peux, mais ça ne m’étonne pas qu’elle en ai marre après une journée complète de travail. J’hésite à appeler la sage-femme maintenant ou d’attendre encore un peu ! Finalement, elle me dit qu’elle a besoin de pousser, j’appelle donc notre sage-femme qui se met en routes tout de suite (elle n’habite pas trop loin de chez nous) ! Après 10 minutes d’attente (qui nous ont quand même parues assez longues car l’envie de poussée est bien la), la SF arrive pour notre plus grand soulagement ! Dans l’intervalle, la doula est également revenue.
22h40 : il était moins une, 10 minutes après, notre petite Lucile était la !
L’accouchement parfait, la poche des eaux se rompt au moment de la sortie du bébé.

Minuit 40, tout le monde est reparti, nous somme tous les 2 avec notre petite fille, dans un environnement familier. Notre première nuit commence dans la sérénité.

Contrairement à ce que beaucoup de gens imaginent, je n’ai pas entendu hurler ma compagne de douleur, comme on le voit parfois dans les films/reportages.

Au final, j’ai personnellement trouvé énormément d’avantage à ce type d’accouchement, je peux citer

  • Le père trouve beaucoup plus facilement sa place, du fait que, dès les premières heures, on peut être en permanence avec le bébé et la maman ! Il n’y a pas « d’abandon » du nouveau-né et de la maman le soir. Le papa participe dès les premiers jours aux nuits, et prendre part aux changements de couche, aller chercher le bébé quand il se réveil…
  • Pour les aînés, c’est le top : la découverte du nouveau-né se fait à la maison, dans un environnement qui leur est naturel. Quand ils en ont marre, ils ont leurs jouets à portée… je pense que pour moi, cela aurait été délicat avec notre aîné, il n’aurait pas tenu en place à la mat et on aurait dû quitter la mat au bout d’une demi-heure… Frustrant pour le papa et pour les aînés. Sinon, on peut toujours mettre les grands chez la nounou/des amis/les grands-parents/la crèche pendant que papa est à la mat… Mais je comprendrais le sentiment d’exclusion des aînés dans une telle situation… pour moi, ça n’a rien d’idéal, et ça ne facilite pas les relations entre la fratrie ! Pour les amis qui viennent voir la maman et le bébé c’est mieux aussi : café-thé-biscuits au programme !
  • Pour la maman, la possibilité d’accoucher dans la position qui lui convient le mieux (aucune femme ne choisirait naturellement la position gynécologique pour accouchée, qui est peut-être la plus pratique pour les médecins mais sans nul doutes la pire pour la femme). Possibilité aussi d’accoucher éventuellement dans l’eau (nous avions loué une piscine d’accouchement, mais finalement nous ne l’avons même pas installée…).
  • Beaucoup moins de dérangement qu’à la maternité : les services en maternité démarrent tôt, la plupart du temps les petits-déjeuners sont servis vers 8h et le personnel vient voir la maman dans la foulée. Quand le bébé s’est endormi tard, être réveillé aussi tôt n’est pas forcément l’idéal pour bien commencer la journée. Je ne parle même pas de l’accouchement lui-même, les salles d’accouchement à l’hôpital se transforment parfois en vrai hall d’hôtel 😉 .
  • Quantité et qualité des repas : nous avions été vraiment déçus à la maternité ou notre aîné est né. Ma compagne avait trouvé la quantité notoirement insuffisante, surtout pour une maman allaitante, qui mange donc pour 2 ! Je ne parle même pas de l’absence de repas à l’issue de l’accouchement : accouchement à 19h30, le personnel ne lui avait rien demandé, et lorsqu’elle à réclamé à 22H30, on lui a apporté un yaourt… un peu léger quand on vient d’accoucher et qu’on a à peu près rien mangé depuis le matin…
  • Nous avons été suivi par une personne passionnée par son travail, aux qualités humaines exceptionnelles ! Durant toute la grossesse, l’humain passe devant le médical, et c’est vraiment très appréciable (la grossesse n’est pas une maladie !).
  • L’environnement global : pas de lumière désagréable, puissante et froide, type lumière de bloc opératoire, les microbes sont les nôtres et pas ceux des voisins de chambre
  • Un vrai suivi après l’accouchement par la SF, dans les 2 heures qui suivent la naissance… La sage-femme est en effet la exclusivement pour nous, elle ne s’occupe que de nous. En structure, une fois l’accouchement terminé, on est parfois un peu abandonné, pourtant, les premières dizaines de minutes qui suivent l’accouchement sont probablement les plus dangereuses (risques d’hémorragies notamment). Lors de notre accouchement au CHU, il s’est trouvé que plusieurs femmes sont arrivées juste après la naissance de notre fils, et nous avons été abandonnés (accouchement 19h30, nous ne sommes montés en chambre qu’à 23h, parce que nous l’avions réclamé, on nous avait un peu oublié…).
  • La femme est respectée : pas d’interventions inutiles qui sont souvent non nécessaires voir indésirables (épisiotomie, perçage de la poche des eaux, injection de divers produits destinés à accélérer l’accouchement…). La position que la femme adopte pour accoucher lui permet d’attraper son bébé (à la différence de la position gynécologique où le femme ne voit rien et a peur de faire tomber son bébé).
  • on prend le temps : le cordon n’est coupé que lorsqu’il a cessé de battre (c’est la recommandation de l’OMS) pendant ce temps, maman a le bébé sur elle et peu créer les premiers liens, en peau à peau. Pas d’obsession de la désobstruction (la aussi la nature est bien faite et un bébé né normalement évacue seul les sécrétions présentes dans ses voies respiratoires), pas d’examen immédiat, pas de pesée dans la minute, pas de collyre. Bref on évite tous les gestes sources de stress pour le bébé comme pour les parents.
  • je ne sais pas si c’est liée à l’AAD mais ma compagne petait bien plus la forme après l’AAD qu’après l’accouchement à l’hôpital…
  • Enfin, pas de changement d’environnement imposé par la sortie de la mat… je me souviens qu’avec notre aîné, le retour à la maison l’avait pas mal perturbé (beaucoup plus de pleurs qu’à la maternité les premiers jours à la maison…).

Copie de CD protégé : ma méthode pour exercer mon droit à la copie privée

Récemment, nous avons changé de véhicule, et comme dans de plus en plus nombreuses voitures, notre C4 Picasso n’est pas équipé de lecteur CD, seulement d’un port USB destiné à recevoir une clé USB sur lequel l’autoradio lit des fichiers numériques (d’ailleurs bravo à Citroën qui supporte, en sus des classiques MP3 et WMA, les formats libres et ouverts OGG et FLAC (loseless !)).

Cela ne me pose pas de soucis puisque pas mal de mes CD sont déjà en copie numérique sur mon NAS au titre de leur sauvegarde et pour pouvoir les steamer sur mon smartphone. Une clé USB de 64 Go et basta !

En revanche, je ne disposait pas de la copie numérique d’un des CD préféré de mon aîné, pour cause de CD protégé par le SACEM SDRM… Je ne suis jamais parvenu a trouver un logiciel permettant de ripper ce CD directement sur PC, j’ai donc opté pour la méthode a l’ancienne : le rippe en reliant un lecteur CD au PC et en enregistrant en temps réel ! Cependant, je ne voulais pas perdre de qualité en passant par un câble analogique ! Il fallait donc que je trouve un moyen de préserver la chaîne numérique !

J’ai finalement opté pour un couple baladeur CD équipé d’une sortie optique + carte son équipée de l’entrée idoine !
Ce type de baladeur se trouve pour quelques dizaines d’euros sur eBay (une liste ici, j’ignore si elle est complète en tout cas elle n’est pas récente). J’ai donc trouvé un balladeur Sony D-E775. Pour la carte son, ce fut un peu plus compliqué… J’ai d’abord commandé une chinoiserie, qui ne marchait pas ! J’ai donc finalement commandé une carte externe pour une vingtaine d’euros ! Si vous n’en avez pas, il vous faudra également un câble optique (attention la plupart des baladeurs ont une fiche mini Toslink, un câble optique est fourni avec la carte, cet adaptateur fera l’affaire !).

Photo du dispositif

Photo du dispositif

Ensuite je fais l’acquisition avec Audacity et je rend le tout en FLAC après avoir séparé et nommé les pistes avec la fonction « Placer un marqueur sur la sélection » du menu Pistes. N’oubliez pas de renseigner les metadata via la fonction « Modifier métadata » du menu Fichier avant d’exporter la musique, afin d’avoir des morceaux correctement taggués !

Voilà vous pouvez exercer tranquillement votre droit à la copie privée !

Pourquoi je règle mon heure d’appareil photo sur l’heure UTC

J’ai récemment discuté avec un copain de pourquoi je règle l’heure de mon appareil photo en heure UTC. Cela peut paraître contre intuitif mais personnellement je trouve cela beaucoup plus logique :

  • Cela évite d’avoir à changer l’heure lorsqu’on passe à l’heure d’été ou à l’heure d’hiver… personnellement je pense que quand j’était en heure locale, j’oubliais 90% du temps à changer l’heure de l’appareil.
  • Lorsque l’on voyage sur plusieurs fuseaux horaires, cela nécessite, à chaque changement de fuseau, de modifier l’heure, avec potentiellement des sauts qui peuvent provoquer un dé-séquencement des photos (bon, depuis que Concorde ne vole plus, le seul cas ou ceci peut réellement arriver, c’est en cas de passage de la ligne de changement de date).Certains appareils permettent de spécifier le fuseau horaire dans lequel on se trouve, mais personnellement, je trouve cette information inutile puisqu’elle n’est de toutes façons pas écrite dans les EXIF (et, si l’option existe, il faut, comme pour l’heure, penser à changer de fuseau dans l’appareil quand on change de fuseau dans le voyage)
  • C’est bien plus pratique pour géotaguer ses images : personnellement, je log mon trajet avec un datalogger GPS (je trouve que les récepteurs GPS en option pour reflex sont trop chers pour avoir un truc collé en permanence sur le porte accessoires, avec éventuellement des fils qui se baladent et en plus cela bouffe apparemment énormément de batterie si on laisse le bouzin allumé pour avoir une position immédiatement à l’allumage de l’appareil photo. Mon QStarz BT-Q1000X m’assure plus de 40h de log GPS en continu sur une charge depuis plusieurs années, pour un encombrement quasi nul. J’allume le bouzin au fond du sac en début de journée et je l’oublie. En plus, il a l’avantage d’être très sensible : il arrive à avoir un fix en intérieur et cela ne lui pose pas non de problèmes en avion, pas certain que les chers récepteurs dédiés sur appareil photo soient si sensibles. Ensuite, je géotag en post-prod via LigthtRoom au moment de traiter les RAW, ça prend très peu de temps avec la trace GPS.). En me mettant en heure UTC, je m’évite d’avoir à cogiter à chaque fois si le logiciel ajoute ou retranche le delta que je lui donne (dans les fichiers GPS, les heures sont enregistrées en UTC).

La géolocalisation des images est très pratique pour retrouver toutes les images prises dans un lieu précis, ou si on ne sais plus ou est rangé une image prise dans un lieu donné. Personnellement, j’utilise Photo Station de mon Synology pour avoir mes images présentées sur une carte :

Carte d'Europe : chaque puce regroupe un  ensemble d'images prises dans le coin

Carte d’Europe : chaque puce regroupe un ensemble d’images prises dans le coin

Carte du Monde : chaque puce regroupe un  ensemble d'images prises dans le coin

Carte du Monde : chaque puce regroupe un ensemble d’images prises dans le coin