Archive for the ‘Informatique’ Category

Remplacement de batterie onduleur APC Back UPS 700

8 juin 2018

J’ai acheté en avril 2015 un onduleur APC BackUPS 700, pour protéger le NAS qui héberge mes précieuses données.

Depuis quelques mois, la batterie donnait des signes de faiblesse : le NAS se mettait à bipper de façon continue avec le voyant qui clignotait : la notice indique batterie en fin de vie. Après quelques mois passés avec un reboot régulier du NAS quand il se mettait en erreur, il a fini par abdiquer de façon définitive, avec impossibilité de rallumer l’onduleur et les appareils connectés dessus.

Officiellement, ce NAS n’est pas prévu pour permettre le remplacement de la batterie par l’utilisateur. Dans la pratique, c’est faux ! Il suffit de retirer la façade avec les 2 vis accessibles dessous, et on accède à la batterie simplement branchée via des câbles à cosses.

APC BackUPS 700 ouvert

APC BackUPS 700 ouvert

Il suffit de sortir la batterie pour y lire la référence :

La batterie en fin de vie, référence GP1272 F2

La batterie en fin de vie, référence GP1272 F2

Un coup de Google permet de voir que cette référence est disponible pour une trentaine d’euros, voir parfois moins sur certains sites.

Le changement est trivial, il faut juste prendre garde de ne pas inverser les polarités (difficile de se tromper avec le code couleur…). Ne jetez pas votre veille onduleur qui peut repartir pour 3 ans environ moyen cette modique somme, vous éviterez ainsi d’aller rajouter un lourd onduleur sur les tas de déchets que nous produisons déjà tout au long de l’année !

J’ignore combien APC facture cette opération si on la leur demande en SAV comme le demande le manuel. Mais je suis prêt à mettre ma main à couper que le tarif est dissuasif, au prix d’un onduleur neuf si ce n’est plus… alors qu’il y a pour 30€ de pièces et 10 minutes (et encore…) de main d’oeuvre.

Il n’y a ensuite plus qu’à aller déposer la batterie usagée dans une déchetterie (en principe toutes celles qui acceptent les batteries auto devraient accepter cette petite batterie de même technologie).

Liseuse : l’horreur des DRM

2 janvier 2018

Le père Noël nous a apporté dans sa hotte une liseuse Kindle (Amazon). J’ai fait le choix de cette marque car leur catalogue est sans conteste l’un des plus important !

La lecture est effectivement très reposante, infiniment plus que sur un écran, et j’apprécie aussi la légèreté et le fait que l’on ne soit pas embêté par le livre qui se referme tout seul… on peut vraiment lire dans toutes les positions sans se prendre le chou ! De même, on reprend toujours la lecture sur la dernière page, quoi qu’il arrive, plus besoin de courir après un marque pages !

Côté bouquins, le plus simple est effectivement de faire ses emplettes dans la boutique dans laquelle la liseuse a été achetée. Dans un tel cas, le livre est immédiatement disponible sur la tablette (si tant est qu’elle soit connectée à un réseau Wifi – ou 3G pour les modèles compatibles). Ça se corse si on souhaite s’approvisionner ailleurs (parcequ’un titre est introuvable sur la boutique d’origine de la liseuse par exemple), ou si on souhaite archiver ses eBook dans un format « standard » pour le cas ou on changerait un jour de crèmerie à l’occasion d’un renouvellement de liseuse par exemple. Dans mon cas, la médiathèque de ma commune met à disposition un certain nombre d’eBooks sur son site Web. Ils ont recours pour la diffusion aux services du logiciel Adobe Digital Edition. En théorie, une fois l’eBook téléchargé via Adobe Digital Edition, il suffit de brancher sa tablette, qui sera reconnue par le logiciel d’Adobe, ce qui permettra de charger l’eBook sur la tablette. Ça, c’est le théorie, j’ai essayé la manip, la Kindle n’est pas reconnue. Après vérification, la Kindle n’est pas compatible avec le logiciel d’Adobe (ouais, ils ont réussit à pondre un truc pas compatible avec le modèles de liseuses du leader mondial dans le domaine…). Bien sur, comme les eBook sont protégés et pas dans un format supporté par la tablette (ePub alors que la Kindle attend des .mobi ou des .aws), ça n’est même pas la peine de les copier directement à la main dans la liseuse.

Liseuse Kindle

Liseuse Kindle

Heureusement, il existe des logiciels capables de supprimer les DRM et d’effectuer la conversion pour les rendre compatibles avec a peu près n’importe quelle liseuse.

Supprimer les DRM des eBooks avec Calibre

J’ai toujours une préférence pour les logiciels libres, j’ai donc naturellement orienté mon choix vers Calibre et son plugin DeDRM. Il vous faudra les logiciels Adobe Digital Edition (ADE). Le plugin DeDRM suggère d’installer la version 2.0.1 (disponible ici), les versions 3.0 et suivantes étant susceptibles d’utiliser des DRM que DeDRM ne sais pas encore faire sauter. Malheureusement, il se peut que certains fournisseurs requièrent une version plus récente, c’est le cas de certains eBooks de la médiathèque de ma commune, étrangement pas de tous… Pour ces eBooks récalcitrants, voir plus bas ! Il semble que certaines personnes parviennent à lancer ADE sous Linux via Wine. Je n’y suis pas parvenu, que cela soit pour ADE 2.0.1 ou ADE 4.5.7. J’ai donc installé ADE et Kindle for PC sous Windows via mon instance virtualisée sous KVM de l’OS de Microsoft. Il faudra vous créer un Adobe ID. Et ensuite ajouter vos livres dans ADE.

La procédure :

  • Installez Calibre
  • Téléchargez le plugin DeDRM
  • Dézippez l’archive de DeDRM, vous trouverez dedans un dossier DeDRM_calibre_plugin contenant un fichier DeDRM_plugin.zip, c’est ce fichier qu’il faut fournir à Calibre
  • Installez le plugin dans Calibre. Sous Calibre :
    • Menu Préférence
    • Dans la section avancé, cliquez sur Plugin
    • Cliquez sur charger une extension à partir d’un fichier
    • Sélectionnez le fichier DeDRM_plugin.zip, validez puis relancer Calibre pour activer le nouveau plugin
    • En principe, DeDRM importe automatiquement vos clés ADE et Kindle For PC. Vérifiez en retournant dans Préférences/Avancé/Plugin, sous la section extensions Type de fichier, vous devez trouver DrDRM. Double cliquez dessus. Il doit y avoir une ligne default_key pour Adobe Digital Edition ebooks et Kindle For Mac/PC ebooks. Profitez en pour ajouter le numéro de série de votre Kindle sous eInk Kindle ebools (cela permettra de déchiffrer les ebooks que vous auriez récupéré directement dans la liseuse en la connectant à votre PC par USB. Ce numéro de série se trouve sur la boite de la Kindle, ou dans ses Paramètres sous Options de l’appareil -> Infos sur l’appareil). Je vous conseil d’exporter les clés (vous permettra de déchiffrer vos ebooks cas d’import ultérieur sur une autre machine par exemple).

      Configuration de DeDRM

      Configuration de DeDRM

  • Vous êtes prêts ! Les ebooks sont DéDRMisés à leur import. Il faut donc réimporter les ebooks avec DRM que vous auriez déjà importé. Les ebooks ADE se trouvent sous Documents/My Digital Editions, et sous Documents/My Kindle Content pour Kindle.

Lors du premier lancement de Calibre, il vous sera proposé configurer vos comptes et notamment pour la Kindle, l’adresse mail privée vers laquelle envoyer vos eBook déDRMisés pour qu’ils soient importés dans la tablette. Je vous conseil de le faire, c’est très pratique ensuite, car Calibre fera tout le nécessaire (conversion si nécessaire puis envoi sur l’adresse adéquate). J’ai personnellement créé un compte mail sur GMX, l’intérêt est que ce service autorise des pièces-jointes de 50 Mo (contre 25 Mo seulement pour GMail), ce qui est pratique pour les gros eBook (et évitera d’encombrer votre boite mail principale).

Procédure complémentaire pour les DRM récalcitrants

On l’a vu, DeDRM ne déchiffre pas (encore) certains DRM des versions ultérieures à la version 2.0.1 d’ADE. J’ai dégoté un petit logiciel s’appelant ePUBee DRM Removal. Vous pouvez le télécharger ici, installez le, et lancez le. L’utilisation est simplissime, puisqu’il détecte tout seul les eBooks, puis les déchiffre et les met dans C/Users/nomDUtilisateur/AppData/Romaing/decrypt. Il vous suffit d’importer ces fichiers dans Calibre, et le tour est joué !

Conclusion

Si l’usage dans la boutique d’origine de la liseuse est très simple (2 clics pour acheter un eBook), c’est vite assez galère, à cause des mesures de protection, dès qu’on sort de la boutique d’origine. Heureusement, des outils assez simples et faciles à installer permettent de rendre lisible les eBook sur à peu près n’importe quelle liseuse. La principale difficulté est de trouver le bon outil, la bonne procédure, et éventuellement de configurer les outils.

Pour archives, je remet les outils ici :

Code Colorer avec PHP7

8 décembre 2016

J’ai récemment migré mon hébergement vers PHP 7. J’ai ensuite constaté que mes blogs sur lesquels étaient actif le plugin code colorer ne fonctionnaient plus. Malheureusement, ce plugin ne semble plus maintenu, et il ne faut donc pas compter sur une hypothétique mise à jour pour corriger le problème. Heureusement, certains proposent la solution. Je la reprend ici pour archives.

PHP Warning: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead in [...]/wp-content/plugins/codecolorer/codecolorer-core.php on line 50

Dans le fichier wp-content/plugins/codecolorer/codecolorer-core.php, trouvez les lignes suivantes (vers la ligne 50) :

/** Search content for code tags and replace it */
function BeforeHighlightCodeBlock($content) {
$content = preg_replace('#(\s*)\[cc([^\s\]_]*(?:_[^\s\]]*)?)([^\]]*)\](.*?)\[/cc\2\](\s*)#sie', '$this->PerformHighlightCodeBlock(\'\\4\', \'\\3\', $content, \'\\2\', \'\\1\', \'\\5\');', $content);
$content = preg_replace('
#(\s*)\<code(.*?)\>(.*?)\(\s*)#sie', '$this->PerformHighlightCodeBlock(\'\\3\', \'\\2\', $content, \'\', \'\\1\', \'\\4\');', $content);

return $content;
}

Et remplacer par :

/** Search content for code tags and replace it */
function BeforeHighlightCodeBlock($content) {
$content = preg_replace_callback('#(\s*)\[cc([^\s\]_]*(?:_[^\s\]]*)?)([^\]]*)\](.*?)\[/cc\2\](\s*)#si', function($matches){
return $this->PerformHighlightCodeBlock($matches[4], $matches[3], $matches[2], $matches[1], $matches[5]);
}, $content);
$content = preg_replace_callback('#(\s*)\<code(.*?)\>(.*?)\(\s*)#si', function($matches){
return $this->PerformHighlightCodeBlock($matches[3], $matches[2], '', $matches[1], $matches[4]);
}, $content);

return $content;
}

Copie de CD protégé : ma méthode pour exercer mon droit à la copie privée

21 avril 2016

Récemment, nous avons changé de véhicule, et comme dans de plus en plus nombreuses voitures, notre C4 Picasso n’est pas équipé de lecteur CD, seulement d’un port USB destiné à recevoir une clé USB sur lequel l’autoradio lit des fichiers numériques (d’ailleurs bravo à Citroën qui supporte, en sus des classiques MP3 et WMA, les formats libres et ouverts OGG et FLAC (loseless !)).

Cela ne me pose pas de soucis puisque pas mal de mes CD sont déjà en copie numérique sur mon NAS au titre de leur sauvegarde et pour pouvoir les steamer sur mon smartphone. Une clé USB de 64 Go et basta !

En revanche, je ne disposait pas de la copie numérique d’un des CD préféré de mon aîné, pour cause de CD protégé par le SACEM SDRM… Je ne suis jamais parvenu a trouver un logiciel permettant de ripper ce CD directement sur PC, j’ai donc opté pour la méthode a l’ancienne : le rippe en reliant un lecteur CD au PC et en enregistrant en temps réel ! Cependant, je ne voulais pas perdre de qualité en passant par un câble analogique ! Il fallait donc que je trouve un moyen de préserver la chaîne numérique !

J’ai finalement opté pour un couple baladeur CD équipé d’une sortie optique + carte son équipée de l’entrée idoine !
Ce type de baladeur se trouve pour quelques dizaines d’euros sur eBay (une liste ici, j’ignore si elle est complète en tout cas elle n’est pas récente). J’ai donc trouvé un balladeur Sony D-E775. Pour la carte son, ce fut un peu plus compliqué… J’ai d’abord commandé une chinoiserie, qui ne marchait pas ! J’ai donc finalement commandé une carte externe pour une vingtaine d’euros ! Si vous n’en avez pas, il vous faudra également un câble optique (attention la plupart des baladeurs ont une fiche mini Toslink, un câble optique est fourni avec la carte, cet adaptateur fera l’affaire !).

Photo du dispositif

Photo du dispositif

Ensuite je fais l’acquisition avec Audacity et je rend le tout en FLAC après avoir séparé et nommé les pistes avec la fonction « Placer un marqueur sur la sélection » du menu Pistes. N’oubliez pas de renseigner les metadata via la fonction « Modifier métadata » du menu Fichier avant d’exporter la musique, afin d’avoir des morceaux correctement taggués !

Voilà vous pouvez exercer tranquillement votre droit à la copie privée !

Pourquoi je règle mon heure d’appareil photo sur l’heure UTC

7 février 2016

J’ai récemment discuté avec un copain de pourquoi je règle l’heure de mon appareil photo en heure UTC. Cela peut paraître contre intuitif mais personnellement je trouve cela beaucoup plus logique :

  • Cela évite d’avoir à changer l’heure lorsqu’on passe à l’heure d’été ou à l’heure d’hiver… personnellement je pense que quand j’était en heure locale, j’oubliais 90% du temps à changer l’heure de l’appareil.
  • Lorsque l’on voyage sur plusieurs fuseaux horaires, cela nécessite, à chaque changement de fuseau, de modifier l’heure, avec potentiellement des sauts qui peuvent provoquer un dé-séquencement des photos (bon, depuis que Concorde ne vole plus, le seul cas ou ceci peut réellement arriver, c’est en cas de passage de la ligne de changement de date).Certains appareils permettent de spécifier le fuseau horaire dans lequel on se trouve, mais personnellement, je trouve cette information inutile puisqu’elle n’est de toutes façons pas écrite dans les EXIF (et, si l’option existe, il faut, comme pour l’heure, penser à changer de fuseau dans l’appareil quand on change de fuseau dans le voyage)
  • C’est bien plus pratique pour géotaguer ses images : personnellement, je log mon trajet avec un datalogger GPS (je trouve que les récepteurs GPS en option pour reflex sont trop chers pour avoir un truc collé en permanence sur le porte accessoires, avec éventuellement des fils qui se baladent et en plus cela bouffe apparemment énormément de batterie si on laisse le bouzin allumé pour avoir une position immédiatement à l’allumage de l’appareil photo. Mon QStarz BT-Q1000X m’assure plus de 40h de log GPS en continu sur une charge depuis plusieurs années, pour un encombrement quasi nul. J’allume le bouzin au fond du sac en début de journée et je l’oublie. En plus, il a l’avantage d’être très sensible : il arrive à avoir un fix en intérieur et cela ne lui pose pas non de problèmes en avion, pas certain que les chers récepteurs dédiés sur appareil photo soient si sensibles. Ensuite, je géotag en post-prod via LigthtRoom au moment de traiter les RAW, ça prend très peu de temps avec la trace GPS.). En me mettant en heure UTC, je m’évite d’avoir à cogiter à chaque fois si le logiciel ajoute ou retranche le delta que je lui donne (dans les fichiers GPS, les heures sont enregistrées en UTC).

La géolocalisation des images est très pratique pour retrouver toutes les images prises dans un lieu précis, ou si on ne sais plus ou est rangé une image prise dans un lieu donné. Personnellement, j’utilise Photo Station de mon Synology pour avoir mes images présentées sur une carte :

Carte d'Europe : chaque puce regroupe un  ensemble d'images prises dans le coin

Carte d’Europe : chaque puce regroupe un ensemble d’images prises dans le coin

Carte du Monde : chaque puce regroupe un  ensemble d'images prises dans le coin

Carte du Monde : chaque puce regroupe un ensemble d’images prises dans le coin

 

Ikehack – Meuble pour imprimante – température

13 juin 2015

Je vous présentais en janvier mon astuce pour planquer une grosse laser dans mon salon.  J’ai depuis rajouté à l’étage du NAS un onduleur, afin de protéger ma grappe RAID. Cela à entraîné une grosse augmentation de la température dans le meuble, et les disques montaient bien au delà de 40° (plutôt aux alentours de 45) et le CPU au delà de 55°. C’est bien trop à mon goût.

Ouvert - tiroir poussé

Ouvert – tiroir poussé

J’ai donc décidé d’équiper le meuble d’un système de ventilation. Le cahier des charges est simple : un système discret et silencieux, invisible, qui permette de maintenir une température raisonnable pour le NAS (et du coup, j’en profite pour ventiler aussi l’étage du bas avec la grosse imprimante). Prenons pour objectif 35° pour les disques et 50° pour le CPU, cela me parait plus que raisonnable pour la longévité du matériel. Quitte à ventiler, j’ai décidé d’ajouter un ventilo également à l’étage du bas (celui de la laser couleur) afin d’assurer le refroidissement de l’imprimante durant son fonctionnement.

Afin d’assurer la discrétion, j’ai opté en premier abord pour des ventilo de 120 mm. J’ai tapé dans le haut de gamme, en jetant mon dévolu sur ce Noctua NF-S12A ULN (pour Ultra Low Noise, annoncé pour moins de 9 dB à vitesse maximale).

J’ai ajouté un peu de matos divers pour les branchements :

La seconde problématique était de faire un trou de 116 mm de diamètre (diamètre des ventilo 120 mm, c’est bien le cadre du ventilo qui fait 120 x 120 mm et non le ventilo lui même). J’ai découvert un petit accessoire pour Dremel (Dremel 678) qui permet de réaliser ce genre de découpe avec le rayon réglable au mm près (les scies cloche à ces diamètres sont hors de prix).

A la réception des ventilos, on voit vraiment que ces Noctua se veulent haut de gamme… emballage très classe, très bien fait. Si le silence est au niveau de la présentation de la gamme, ça annonce que du bon !

Les ventilateurs sont fournis avec un adaptateur Molex (4 broches) vers 3 broches. J’ai décidé de me servir de ces adaptateurs pour confectionner mon câble de branchement. Le cable est en Y, d’un côté le connecteur basse tension, de l’autre, 2 connecteurs 3 pins pour brancher les 2 ventilos (en coupant les adaptateurs du côté des prises molex).

Pour le montage électrique, il faut faire attention de brancher de façon identique les 2 prises 3 pins : les ventilos de PC sont polarisés. Ensuite, comme le transformateur est inversible, si les ventilos ne démarrent pas, il suffit d’inverser la polarité (mais il faut que les prises 3 broches soient branchées de façon identique, sinon, un seul des 2 ventilos démarrera…). J’ai décidé de monter les ventilateurs en extraction.

Découpe très efficace avec l’outils Dremel. C’est un outils de fraisage, donc il faut une vitesse de rotation importante (sinon, ça n’avance pas et la découpe est sale). J’ai un peu merdé sur la première découpe, au diamètre légèrement trop important (119 mm au leu de 116). La deuxième est nickel… c’est un peu le problème je pense avec cet outils : régler précisément le diamètre de découpe…

Détail de la pose du ventilo

L’arrière du meuble durant la pose

Avant la réalisation, je m’était posé la question des prises d’air. Les portes n’étant pas totalement jointives, je me disais que cela pouvait suffire. Cette surface, ajoutée a celle des trous de passage de câbles, correspondait à environ la moitié de la surface des ventilos (surface qui semblait suffisante grâce à la compressibilité de l’air). Après montage des ventilos, j’ai décidé de rajouter une prise d’air (non visible sur les photos car pas encore réalisé lors que je les ai prises) à l’étage du NAS sous forme d’une prise d’air dans le fond (un trou de 25 mm de diamètre réalisé à la scie cloche). Cette prise d’air se trouve juste au dessus de l’onduleur, de quoi permettre une circulation de l’air également autour de cet appareil qui mine de rien produit pas mal de chaleur.

 

Détail de la pose du ventilo

Détail de la pose du ventilo

Le premier démarrage des ventilo montés confirme leur silence exceptionnel.

Vu d'en face une fois les 2 ventilateurs montés

Vu d’en face une fois les 2 ventilateurs montés

Après avoir fait quelques essais en alimentant à 9V, j’ai décidé de laisser les ventilos à 12V : avec le bruit du PC et de la VMC dans la maison, le bruit est inaudible à 12V… sachez qu’à 9V, ces 2 ventilos sont inaudibles tout court… a se demander s’ils tournent (ils tournent !). L’objectif semble plutôt atteint : il fait aujourd’hui 26° dans la maison, et les 2 disques sont à 36°, et 50° pour le CPU ! Par ailleurs, désormais, on a plus une bouffée de chaleur qui nous saute à la figure quand on ouvre le meuble, preuve que la ventilation est suffisamment efficace pour conserver l’intérieur du meuble a une température très proche de celle qui règne à l’extérieur.

Ikehack : meuble pour imprimante laser

30 janvier 2015

Présentation du problème

Il y a un an, j’ai acheté une imprimante laser couleur, une HL-3140CW pour être précis. Ce genre d’imprimante est plutôt… mastoc, et n’est pas nécessairement du plus  bel effet exposé dans un salon ou une chambre… sans parler que cela prend la poussière et les doigts des enfants…

Je me suis donc mis en quête d’un meuble qui puisse accueillir ce type d’imprimante. Mes recherches n’ont rien donné, il semblerait que ce genre de produit n’existe tout simplement pas…

Je ne me suis donc pas démonté et je me suis mis à la recherche d’un meuble qui puisse accueillir ce type d’imprimante, un cube aux dimensions de 41 x 46,5 cm de base et 24 cm de haut, quitte à détourner un meuble qui n’était pas destiné à cet usage à l’origine. Le problème qui se pose également, c’est que le chargement des toner sur ce type d’imprimante se fait par le dessus, et cela demande donc de disposer d’un espace conséquent au dessus de l’imprimante (hauteur totale capot ouvert, environ 50 cm).

La HL-3140CW ouverte

La HL-3140CW ouverte

Plusieurs solutions :

  1. Garder un espace libre au dessus de l’imprimante pour changer les toner : perte de place énorme
  2. Sortir l’imprimante du meuble pour changer le toner vide : solution assez moyenne, l’imprimante pèse plus de 17 kg et bien sur les toner ne sont jamais vide en même temps : beaucoup de manipulations, peu pratique
  3. Disposer d’un tiroir pour « extraire » l’imprimante du meuble quand le besoin se présente

Cahier des charges

Le cahier des charges final sera donc :

  • Un meuble fermé, disposant de passages de câble
  • Largeur mini : 45 cm, profondeur mini : 50 cm (afin de disposer d’espace autour de l’imprimante pour son refroidissement)
  • Un plateau tiroir qui permette de sortir l’imprimante du meuble pour le changement des toner

Recherche du candidat idéal

J’ai recherché tout d’abord du côté des meubles sur mesure… on trouve des sites Web qui proposent du sur mesure partiel (un « modèle » est proposé et on peut adapter les côtes). Pas de salut de ce côté, en général, soit les dimensions maximales étaient en dessous des miennes, ou alors on ne pouvait pas avoir de portes ou des choses dans ce genre… Solution écartée assez rapidement.

J’ai donc commencé à regarder du côté du catalogue Ikea. Rapidement, il m’est apparu que les seuls meubles qui pouvaient répondre à mes besoins étaient des meubles de cuisines : ce sont les seuls à proposer une profondeur suffisante (le standard Ikea semble être à 60 cm, ce qui est parfait pour moi). En choisissant bien les couleurs du meuble et des portes, il y a possibilité de faire quelque chose qui ne fasse pas trop cuisine. J’ai retenu un élément bas de la gamme METHOD, avec un plan de travail assorti (j’ai choisi ce plan, utilisé côté blanc visible évidement). Les dimensions du meuble sont 60 cm de profondeur et 80 cm en hauteur comme en largeur.

Le problème de la tablette coulissante

Le marchand suédois ne propose aucune solution qui permette d’avoir un plateau qui sort du meuble. J’ai donc décidé de le jouer en mode DIY ! Je me suis rendu dans mon Leroy Merlin favoris pour dégoter 2 coulisses 50 cm à sortie totale. Avec 45 kg de charge max, j’ai de la marge.

Coulisse a sortie totale, 50 cm, charge max 45 kg

Coulisse a sortie totale, 50 cm, charge max 45 kg

Il suffit ensuite de leur adjoindre une planche de 50 cm de profondeur. J’ai opté pour une chute d’aggloméré en 18 mm dont je disposait à la maison.

Mise en œuvre

Il suffit dans un premier temps de monter le meuble selon le plan fourni par Ikea. Aucunes difficultés. Il vous faudra par contre vous équiper de quoi découper le plan de travail (idéalement scie circulaire… je l’ai fait à la scie sauteuse, mais c’est difficile de faire une coupe nette avec cet équipement, la lame ayant tendance à se vriller légèrement… dans tous les cas, l’aggloméré du plan de travail est tellement dur qu’il faudra équiper votre scie d’une lame neuve, impérativement, et vous armer de patience). Moyennant deux autres découpes (la bonne largeur + ajustage de la profondeur), vous pourrez vous servir de la chute pour faire l’étagère roulante.

On ne peut pas monter directement les glissières sur les montants du meuble. En effet, ouvertes, les portes débordent sur l’intérieur du meuble. J’ai donc choisi de placer entre les montants du meuble et les glissières une « entretoise » découpée dans de l’aggloméré de 18 mm d’épaisseur. J’ai retenu des entretoises de 4 cm de largeur (soit environ la largeur de la glissière) et de 50 cm de long (identique à la longueur des glissières).

Vissage de la glissière dans le meuble

Pour la mise en place de la glissière, j’ai tout simplement commencé par positionner l’ensemble glissière + entretoise sur les trous existants destinés à fixer les étagères fournies par Ikea. Cela a l’avantage d’assurer à la fois le niveau et que les 2 glissières soient bien face à face, d’autant que les trous des glissières tombent en face de ceux du meuble ! Cela laisse certes un espace d’environ 7-8 cm entre le plateau coulissant et le bas de meuble, mais c’était souhaité chez moi, cela laisse de l’espace en bas de meuble pour mettre les multiprises et stocker le surplus de câbles.

L’aggloméré Ikea fait 18 mm d’épaisseur, l’entretoise également. Il faut donc trouver des vis bois de 35 mm de long. On ne le trouve pas (ou difficilement) au détail, j’ai pour ma part acheté un kit de chevilles à aggloméré dont les vis faisaient la bonne longueur (de ce type).

Il faut ensuite fixer correctement l’ensemble en utilisant un nombre généreux de vis (pour ma part, 7 vis), car l’aggloméré résiste assez mal à l’arrachement. Il est impératif de faire un avant trou au diamètre du filetage dans l’entretoise (sinon, vous aurez des difficultés à plaquer l’entretoise au montant du meuble a cause du pas de vis qui éloigne l’ensemble lors du vissage. Un avant trou dans le bois du meuble permet également de faciliter grandement le vissage (les vis on peu de prise notamment à l’engagement dans le contreplaqué).

Vissage de la glissière côté plateau

Côté plateau, j’ai opté pour des vis de grande longueur : en effet on va visser dans le chant du contreplaqué, et la résistante est faible, d’autant que la charge viendra en cisaillement. J’ai donc retenu des vis de 4,5 mm de diamètre et 50 mm de long. La aussi, l’avant trou est indispensable, notamment pour pouvoir visser droit (vu la longueur des vis, si on ne visse pas droit, les vis risque d’effleurer voir de ressortir de la planche). La aussi, il faut se montrer généreux sur le nombre de vis pour répartir les forces.

Il est important de faire une découpe précise de la largeur du plateau, car le montage ne laisse que très très peu de marge de manœuvre : si c’est trop large, ça ne rentrera pas, si c’est pas assez large, on ne pourra pas emboîter les glissières. Le plateau ne fait que 50 cm de profondeur pour 60 cm de profondeur de meuble : les 10 cm au fond permettent de passer les câbles.

Basculement du meuble

Avec le plateau tiré, j’ai constaté qu’il avait tendance à basculer, même sans imprimante dessus. Il faut dire que ces meubles sont normalement conçus pour être fixés au mur, chose que je ne souhaite pas faire (location…). J’ai donc opté pour la solution du contrepoids. J’ai acheté chez Décathlon des poids d’altères, sous forme de 4 poids ronds en fonte de 5 kg (soit un total de 20 kg), que j’ai fixé sous le meuble grâce à des boulons : pas de place perdue à l’intérieur du meuble et poids invisible grâce aux plinthes (qui ne sont pas encore en place sur la photo). Une fois chargé, le meuble n’a plus tendance à basculer.

Il reste à faire un trou pour le passage de câbles à chacun des étages qui accueillera un périphérique nécessitant une alimentation électrique. Cela se fait très facilement et proprement à la scie cloche dans le fond du meuble en contreplaqué 3 mm.

Le montage en images

Le meuble fermé

Le meuble fermé

Ouvert - tiroir poussé

Ouvert – tiroir poussé

 

Ouvert - tiroir tiré

Ouvert – tiroir tiré

 

 

Synology, diffuser de la musique sur les enceintes d’un PC via l’application Android/iOS

2 janvier 2015

Récemment, j’ai souhaité, afin de faciliter l’accès à la bibliothèque musicale stockée sur mon NAS Synology à la petite famille, pouvoir diffuser la musique directement sur les enceintes du PC en commandant le « player » via l’application DS Audio fournie par Synology, et plutôt bien foutue.

J’avais déjà utilisé l’UPnP/DLNA à certaines occasions, mais toujours sur des fonctionnalités « intégrées » (XBMC par exemple). La, il s’agit d’apporter une fonctionnalité de « player distant » à un PC sous Windows.

Je savais qu’il existe des logiciels UPnP client ou serveur. Le serveur stock les données (film/musique) et les rend disponible aux différents clients, on parle de Digital Media Server (DMS). Les fonctionnalités du client  peuvent varier, on distingue au moins :

  • Digital Media Player (DMP) : logiciel qui découvre les serveurs UPnP et lit en local les médias (fonctionnement de base de DS Audio : il se connecte au NAS et diffuse sur le haut-parleur du téléphone les médias)
  • Digital Media Controller (DMC) : logiciel qui découvrent les serveurs UPnP et les font décoder par les Media Renders. DS Audio est capable de jouer le rôle de DMC.
  • Digital Media Render (DMR) : logiciel qui attend les ordres d’un DMC, et joue ensuite le média demandé. C’est le logiciel qu’il me faut pour me permettre de lire des médias du Synology sur le PC et commandant via DS Audio.

Je dispose donc du DMS (le Synology), d’un DMP/DMC (DS Audio) et je recherche un DMR. Au début, je faisais mes recherches avec DLNA client, et je ne trouvais pas le logiciel qui convenant… on voit que ce terme de client est bien trop générique et regroupe au moins 3 notions. VLC intègre une fonction de client DLNA, mais en DMP seulement à priori (j’ai lu des choses qui m’ont mise le doute, mais je ne suis pas parvenu à le faire fonctionner en DMR… si c’est possible et que quelqu’un à l’astuce, je suis preneur).

Du coup, mon salut est venu du lecteur Foobar2000 (j’aurais préféré rester sur des solutions open source, mais à part XBMC, qui aurait été bien trop lourd pour ce simple usage, il existe a priori très peu de solutions sous Windows), auquel il faut adjoindre le plugin Foo_UPnP. Une fois le player installé, rendez-vous dans File -> Preference -> vous arrivez directement dans le partie Components. Cliquez sur le bouton Install… et sélectionnez le plugin téléchargé.

Préférences, partie composants des paramètres de Foobar2000

Préférences, partie composants des paramètres de Foobar2000

Enfin, appuyez sur Apply, ce qui fait redémarrer Foobar2000 et prend en compte le plugin. Voila, vous avez un media render sous Windows.

A présent, il suffit de se servir de DS Audio comme contrôleur.

Pour cela, il suffit de lancer DS Audio, puis de vous rendre dans la fenêtre lecture en cours (cliquez sur la barre ou se trouve le bouton pause/play) :

Acces au paneau "lecture en cours" de DS Audio

Acces au paneau « lecture en cours » de DS Audio

Ensuite, dans la partie supérieure de la fenêtre, cliquez sur le petit onglet en haut à gauche, puis séléctionnez Foobar2000 dans le popup qui s’ouvre :

La fenête lecture en cours de DS Audio

La fenêtre lecture en cours de DS Audio

DSAudio : fenêtre de sélection du media render

DSAudio : fenêtre de sélection du media render

Voila, vous disposez d’un moyen pour diffuser aisément votre musique du NAS vers les enceintes de votre PC en vous servant de votre téléphone/tablette comme télécommande.

Cette solution est fonctionnelle… mon seul regret est qu’elle ne soit pas open source et que le plugin ne semble plus maintenu (dernière version diffusée datée de fin 2013). En espérant qu’il ne devienne pas obsolescent trop rapidement. J’utilise ici Foobar2000 version 1.3.6 avec son plugin UPnP en version 0.99.48, sous Windows 7, mais cela devrait fonctionner sans soucis sous Windows XP comme Windows 8.

Vous pouvez diffuser de la musique sur n’importe quel DLNA render situé sur le même réseau local que votre NAS (et ceci même si vous êtes en 3G loin de chez vous ! Il suffit que le NAS et le media render soient allumés).

Tiny Tiny RSS chez 1&1 mutualisé

15 décembre 2014

Depuis la fermeture de Google Reader,  j’ai déployé Tiny Tiny RSS. Au début, je l’avais installé sur un Raspberry Pi a la maison qui me servait de serveur. Ca fonctionnais, cependant, la puissance limitée de cet ordinateur à fait que Tiny Tiny RSS était assez lent. Finalement, cette installation à fini par planter (corruption de la BDD, je ne sais pas si cela est du à un soucis sur la carte SD, un soucis avec la puissance limité du RPi sur une BDD qui devenait de plus en plus grosse ou que sais-je encore…).

Logo de Tiny Tiny RSS

Logo de Tiny Tiny RSS

J’ai donc décidé de me réinstaller une nouvelle instance de Tiny Tiny RSS sur mon hébergement mutualisé chez 1&1. J’avais lu que le soucis sur un mutualisé, on pouvait avoir des soucis pour fetcher automatiquement et régulièrement les différents flux. Et bien, sur mon hébergement mutualisé Linux, ça fonctionne, avec cron.

Pour cela,  faites l’installation classique de Tiny Tiny RSS. A l’issue de l’installation, connectez vous à votre serveur via SSH (intégré sur Linux ou utilisez un outils comme Putty ou MobaXTerM sous Windows). Ensuite, tapez :

crontab -e

Vous avez la liste des tâches cron paramétrées (surement aucunes si vous n’en avez jamais créé). Tout en bas du fichier, rajoutez une ligne de ce type :

*/10 * * * * /usr/bin/php5.5-cli /kunden/homepages/X/Y123456789/htdocs/tinytinyrss/update.php --feeds --quiet

Pour l’inserer, passez en mode insertion en appuyant sur la touche i. Une fois ajouté, quittez vi en enregistrant en tapant :wq .

Avez cette ligne, vous donnez à cron l’adresse du binaire à exécuter (ici PHP 5.5 CLI), l’adresse absolue du script et ses arguments. Le */10 * * * * indique à cron de lancer le script toutes les 10 minutes. Vous pouvez changer cette périodicité d’exécution à votre guise. Il vous faudra également adapter le chemin, la chaîne « /kunden/homepages/X/Y123456789/htdocs/ » change pour chaque compte. Pour savoir par quoi la remplacer, il vous suffit d’appeler la fonction phpinfo. Si vous avez conservé les fichiers fourni par 1&1, vous pouvez consulter les paramètres lançant le fichier info.php qui se situe dans le répertoire logs de votre espace d’hébergement. Il s’agit de la valeur stockée dans la variable DOCUMENT_ROOT que vous trouverez dans le rapport affiché par info.php.

Voila, pour le moment, cette instance de TTRss tourne sans soucis sur cet hébergement sans soucis de performances depuis environ 1 mois… j’en suis content, d’autant qu’avec l’applie Android, c’est vraiment du bonheur !

WordPress en multisite, multi-domaines et importation !

3 novembre 2013

Depuis quelques temps, j’avais sur mon hébergement 2 blogs, celui-ci, et mon blog de radioamateur. Je souhaite, dans un avenir proche, migrer également sur mon hébergement perso un blog actuellement hébergé chez WordPress.com. La solution de facilité consistait à héberger une troisième installation de WordPress. Cette solution présente un grand nombre d’inconvénients, parmi elles, la mobilisation inutile d’espace disque (avec des fichiers dupliqués pour chaque installation), mais surtout, elle rend fastidieuse le maintient à jour des installations de WordPress, car à chaque mise à jour, il faut faire les mises à jour unes à unes (même problématique pour les plugins). Il va sans dire que déjà avec 2 blogs, j’avais régulièrement au moins l’un d’entre eux qui avait une ou plusieurs versions de retard, avec potentiellement donc une exposition aux failles de sécurité (bien que ceci devrait s’améliorer avec WordPress 3.7, puisque désormais les mises à jour vers les versions mineures se feront de façon automatique sans intervention de l’administrateur). Bref, hors de question pour moi de garder ce système en l’état avec un blog de plus.

A savoir qu’avec le multisite, certains comportements sont modifiés dans WordPress. Lorsque l’on est dans les tableaux de bords des blogs, il n’est plus possible par exemple d’installer des plugins. L’installation doit en effet impérativement se faire via l’interface d’administration du réseau, ensuite, chaque blog active ou non les différents plugins installés en fonction des besoins.

Logo WordPress

Logo WordPress

Je me suis donc penché sur l’installation de WordPress en réseau, qui permet de gérer plusieurs blogs avec une seule installation du moteur WordPress. 2 solutions sont possibles, une installation par sous-répertoire (chaque blog est accessible par un sous-répertoire – de type http://monsite.com/nom-blog) ou une installation par sous-domaine (de type http://nom-blog.monsite.com). Pour ma part, j’avais une difficulté supplémentaire, car je souhaitait héberger plusieurs domaines avec la même installation de WP (par exemple avoir monsite1.com et monsite2.com, mais aussi blog.monsite1.com qui soient 3 sites différents gérés par la même installation de WordPress). Ce cas de figure n’est pas geré nativement par WordPress, il existe heureusement un plugin qui permet de faire ceci (Mu Domain Mapping). Je ne vais pas détailler ici la procédure, je me suis basé sur celle proposée par ce blog, assez complète.

Cependant, voici les grandes étapes pour résumer (j’ai du relire plusieurs fois la procédure sur le site lié plus haut pour qu’elle soit claire dans ma tête) :

  1. Faire une installation classique de WordPress. A priori, il faut impérativement qu’elle soit à la racine du domaine pour que cela fonctionne.
  2. Editer wp-config.php pour activer le multi-site
  3. Installer le réseau WordPress via l’interface d’administration du site principal. Il faut bien choisir l’installation en sous-répertoires pour le multi-domaines avec le plugin Mu Domain Mapping (ça m’a paru étrange au début, mais en tout cas ça fonctionne).
  4. Installer Mu Domain Mapping
  5. Créer les différents blogs et configurer le domain mapping.

Importations de blogs existants

Ma seconde problématique était l’importation de blogs existants, de façon transparente (c’est à dire que leur noms de domaine ne changeaient pas…). WordPress sait importer les articles (et les médias liés), de façon automatique, mais à condition que le nouveau nom de domaine soit différent de l’ancien… En effet, pour importer les médias, WordPress recherche dans les articles les liens vers ceux-ci, puis les télécharge de l’ancienne adresse vers la nouvelle. Pour ma part, je souhaitais que les adresses restent les mêmes…

Après plusieurs essais, j’ai procédé comme suit :

  1. Mettre une adresse « temporaire » à l’ancien blog (par exemple passer de blog.vermot.net à blog-old.vermot.net) :
    1. Mettre le nouveau domaine dans les réglages de WordPress (Reglages –> Général –> Adresse web de WordPress (URL) et  Adresse web du site (URL)).
    2. Ici vous allez avoir un problème car les adresses vers les médias (images notamment) sont inscrites « en dur » dans les billets. Ils continuent donc de pointer vers l’ancienne adresse (blog.vermot.net). Ici, vous pouvez intervenir directement dans la base de données, pour mettre à jour l’ensemble des informations de la table wp_posts (la fonction REPLACE est votre amie).
    3. A ce stade, vous avez normalement un blog fonctionnel, à une nouvelle adresse temporaire. Vérifiez que tout fonctionne, puis exporter les posts via la fonction d’Export de WordPress (Outils –> Exporter)
  2. Créer le blog dans le réseau, avec l’ancienne adresse (blog.vermot.net). Il faut configurer intégralement les adresses du blog, sans quoi,  à l’importation, les mauvaises adresses seront utilisées et dés que vous mettrez la bonne adresse dans la config, plus rien ne fonctionnera au niveau des images.
    1. Créez le blog via l’administration principale
    2. Configurez le site : dans la page du site, indiquez
        • Dans l’onglet info, le domaine (http://blog.vermot.net)
        • Toujours dans l’onglet info, le chemin est vide (ou /)
      Configuration du multisite

      Configuration du multisite

        • Dans l’onglet reglages, vérifiez que les informations concordent (normalement elles sont mises à jour automatiquement avec les changements dans l’ongelt info).
        • Enfin, donnez les bonnes informations au plugin Mu Domain Mapping

      Configuration de Mu Domain Mapping

      Configuration de Mu Domain Mapping

    3. Enfin, connectez vous sur le nouveau site (blog.vermot.net), puis importez via la fonction d’import de WordPress (Outils –> Importer). Si tout se passe bien, les images de l’ancien blog seront importées dans le nouveau.
    4. Il ne vous reste plus qu’à réinstaller puis réactiver les différents plugin qui étaient présents sur votre ancien site.

Voila, j’espère que ce billet pourra permettre à ceux qui sont confrontés aux mêmes problèmes que moi d’avancer un peu plus rapidement que je ne l’ai fait.

Autre astuce : comme je l’ai dit plus haut, il faut que WordPress soit installé à la racine du domaine (vermot.net dans mon cas). Hors, je voulais conserver sur vermot.net une page d’accueil en HTML. Chez la plupart des hébergeurs, si un fichier index.php et un fichier index.html sont présents dans le répertoire d’accueil, alors l’un ou l’autre sera servi en priorité (souvent le .html). Cette configuration est normalement éditable, mais certaines hébergeurs (notamment sur des serveurs mutualisés) ne permettent pas la modification. Dans mon cas, si je laissait le fichier index.html, plus rien ne fonctionnait, car tous les domaines affichaient alors ce fichier (index.html prioritaire sur index.php de WordPress). Par ailleurs, sur vermot.net, si je supprimais ce fichier, j’avais alors un blog vierge qui s’affichait. J’ai donc renommé mon fichier index.html en index.welcome, ainsi, c’est bien l’index.php qui est chargé par défaut. J’ai installé et activé sur le WordPress qui s’affichait sur vermot.net le plugin Redirection, et je fait tout simplement, grâce à ce plugin, une redirection de toutes les requettes vers vermot.net vers le fichier index.welcome. Ainsi, les autres domaines affichent bien le WordPress, et vermot.net affiche ma page HTML ! Le tour est joué !